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Recherches scientifiques : Programme de recherche de la Société Alzheimer
   
 
Dans cette section :
Introduction
Questions courantes
Subventions et bourses actuelles

Subventions de recherche et bourses de formation
2002-2003

Le programme de recherche de la Société Alzheimer permet de mettre en commun les efforts de financement de la Société Alzheimer du Canada et de ses affiliés provinciaux. Ce document dresse la liste de tous les projets de recherche actuellement financés dans le cadre de ce programme, y compris ceux qui ont été acceptés en 2001.

La réussite du programme de recherche de la Société est tributaire du soutien financier de tous ses partenaires et des donateurs privés. La Société exprime toute sa gratitude pour le soutien dont elle bénéficie de toutes parts.

Nous remercions notamment Mme Pauline Spatz pour son engagement de longue date à l'égard du programme de recherche de la Société et pour la création de la bourse d'études doctorales du Dr et Mme Albert Spatz. Nous sommes également reconnaissants à nos partenaires de financement, AstraZeneca Canada, AstraZeneca USA et les Instituts de recherche en santé du Canada et son programme de recherche Rx&D, pour leur appui indéfectible au programme de subventions spéciales visant à soutenir la recherche biomédicale sur la maladie d'Alzheimer.

Cette année, nous avons le plaisir d'accueillir l'Institut du vieillissement (IRSC) comme partenaire de financement de nos programmes de subventions de recherche et de bourses de formation, ainsi que la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada, à qui nous savons gré pour son soutien envers la recherche sur les techniques de soins. Nous remercions également M. et Mme James Putnam pour l'établissement de la bourse de recherches biomédicales James et Bernice Putnam, Mme Damarais Robinson pour l'établissement de la bourse d'études doctorales Anne et Lauren Hansman, et les restaurants Joey's Only Seafood pour l'établissement d'une bourse d'études doctorales qui porte leur nom.

Enfin, nous tenons à remercier particulièrement les organisations provinciales et les sections locales de la Société Alzheimer pour leur contribution au programme de subventions et de bourses.

  • L'Association Alzheimer de la Colombie-Britannique
  • L'Association Alzheimer de l'Alberta et ses régions
    (Alberta/Wood Buffalo, Calgary, Edmonton, Grand Prairie, Lethbridge et région)
  • La Société Alzheimer de la Saskatchewan
  • La Société Alzheimer du Manitoba
  • La Société Alzheimer de l'Ontario et ses sections locales
    (Brant, Chatham-Kent, Cornwall et district, région de Durham, comté du grand Simcoe, Grey-Bruce, Hamilton et Halton, comté de Huron, Kingston, Kitchener-Waterloo, comté de Lanark, London et Middlesex, Muskoka, comté de Simcoe Nord-Est, Ottawa-Carleton, Oxford, Peel, Perth, Peterborough et région, comté de Prince Edward, Sudbury-Manitoulin, Thunder Bay, Timmins-Porcupine, Toronto, Windsor-Essex et région de York)
  • Fédération des Sociétés Alzheimer et des sections locales du Québec
    (Bas Saint-Laurent, Chaudière-Appalaches, Côte-Nord, Haut-Richelieu, Lanaudière, Laurentides, Laval, Maskoutains-Vallée des Patriotes, Montréal, Outaouais québécois)
  • La Société Alzheimer du Nouveau-Brunswick
  • La Société Alzheimer de la Nouvelle-Écosse
  • La Société Alzheimer de l'Île-du-Prince-Édouard
  • La Société Alzheimer de Terre-Neuve et du Labrador

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Subventions de recherche

Dre Isabelle Aubert
Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 100 000 $
2003 - 100 000 $

Régénération des neurones cholinergiques dans le cerveau des personnes âgées

Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC/Rx&D et d'AstraZeneca.

Chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la dégénérescence des cellules cérébrales (neurones) est accélérée. Les neurones touchés perdent la capacité de se réparer et finissent par ne plus pouvoir remplir leurs fonctions adéquatement, ce qui réduit la communication intercellulaire dans le cerveau (neurotransmission) et peut causer un déficit comportemental. Les neurones cholinergiques (qui sécrètent de l'acétylcholine, une substance qui intervient dans la communication intercellulaire) sont particulièrement touchés par la maladie d'Alzheimer. La dégénérescence de neurones cholinergiques dans certaines régions du cerveau peut causer la détérioration de la mémoire (incapacité d'assimiler de l'information ou de se remémorer l'information déjà acquise), un trouble de la parole, des problèmes d'orientation temporelle et spatiale, une perte d'autonomie et divers changements neuropsychiatriques.

L'administration de substances qui rétablissent la communication cholinergique entre les neurones permettrait d'améliorer la fonction cognitive et des fonctions connexes. Or, aux stades avancés de la maladie d'Alzheimer, la dégénérescence grave des neurones cholinergiques réduit l'efficacité de la pharmacothérapie. Pour contourner ce problème, on envisage notamment d'interrompre le processus de dégénérescence et de stimuler la régénération des neurones cholinergiques. Le projet de recherche proposé vise à élaborer des démarches permettant d'assurer une régénération des neurones cholinergiques dans des modèles animaux.

Les stratégies favorisant la régénération permettent la récapitulation de certains phénomènes de développement. Plus précisément, les neurones en dégénérescence doivent survivre et rétablir leurs mécanismes structurels afin de reprendre contact avec leurs cibles initiales. Pour faciliter cette réparation, des cellules transgéniques productrices de facteurs de survie cellulaire (p. ex., facteur de croissance nerveuse, NGF) et de substrats favorisant la croissance (p. ex., molécule d'adhésion cellulaire L1) seront greffées aux endroits où des neurones cholinergiques sont en dégénérescence dans le cerveau des personnes âgées. Ces cellules transgéniques produisant du NGF ont été conçues de façon à ce que l'expression du NGF puisse être supprimée au moment approprié par simple administration orale d'un antibiotique. Cette maîtrise de l'expression génétique du NGF permettra l'administration optimale de ce facteur thérapeutique, optimisant la régénération cholinergique en établissant des gradients NGF de la cellule à l'organisme vers la zone cible et en procurant un substrat stable favorisant la croissance axonale (L1). En outre, cette démarche réduira les effets secondaires indésirables que peut provoquer l'administration prolongée de NGF.

La régulation de l'expression génétique est d'un grand intérêt dans les démarches de thérapie génique visant à traiter les maladies neurodégénératives.

Dre Lynn Beattie
Co-candidats : Dre Gloria Gutman, Dr Howard Feldman, Dr Clyde Hertzman
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 58 520 $
2003 - 48 995 $

Couplage des données sur les participants de Colombie-Britannique à l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada et des données sur ces personnes contenues dans la base de données sur la santé de Colombie-Britannique : caractérisation, prévisions et coût des services de santé
Ce projet est financé par la Société Alzheimer de la Colombie-Britannique.

Selon l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada (ESVC, 2000), on enregistre 60 150 nouveaux cas de démence tous les ans. La maladie d'Alzheimer est le type de démence le plus répandu au Canada, comptant pour plus des deux tiers des cas. L'ESVC est une initiative décennale visant à étudier la santé des personnes âgées et l'incidence de maladies dévastatrices telles que la maladie d'Alzheimer. Les sujets sont âgés de 65 ans et plus et ont été interrogés en 1991 puis en 1996 (ESVC 2) et 2001 (ESVC 3). La base de données regroupées sur la santé de la Colombie-Britannique (British Columbia Linked Health Data, BCLHD) est une base de données administratives provinciale qui contient des renseignements sur l'utilisation des services de santé comme les hospitalisations, les visites chez le médecin, les soins à domicile et les soins de longue durée. Les travaux menés jusqu'à présent ont consisté à combiner les renseignements provenant de ces deux bases de données afin d'évaluer les coûts des services de santé et le rapport entre ces coûts et des facteurs tels que des changements sur le plan de la mémoire et de la réflexion, des maladies chroniques, le soutien familial, la collectivité, la situation socioéconomique, l'institutionnalisation et la mort.

Cette proposition a pour objectifs a) d'élargir l'ensemble de données aux renseignements à jour allant jusqu'à 2000; 2) d'établir un profil de l'utilisation des services de santé et des coûts avec le temps, en insistant particulièrement sur les conséquences de l'institutionnalisation et des décès quant aux coûts; 3) d'identifier les personnes étudiées dans l'ESVC 1 qui présentaient plus tard des signes avant-coureurs de perte de mémoire ou de maladie d'Alzheimer et de comparer les coûts qu'elles ont occasionnés pour le système de santé par rapport aux personnes qui demeurent en santé dans la collectivité; 4) de déterminer l'incidence sur les coûts des services de santé des maladies et affections chroniques au moyen de mesures simples que sont l'état de santé perçu, la capacité de marcher et la capacité de raisonnement; 5) d'évaluer l'incidence sur l'utilisation et les coûts des services de santé du soutien familial et social ainsi que de la situation socioéconomique. La fusion de ces bases de données représente une occasion unique d'étudier l'incidence de la maladie d'Alzheimer sur les coûts d'utilisation des services de santé. Nous croyons qu'à mesure que s'érodent la mémoire et la capacité de raisonnement, l'utilisation des services de santé et leurs coûts augmentent, bien que l'incidence éventuelle du diagnostic de maladie d'Alzheimer sur les coûts demeure inconnue. Cette étude devrait contribuer à la planification des services de santé pour les personnes âgées du Canada et à l'élaboration de politiques appropriées à cet égard.

Dre Gabrielle L. Boulianne
The Hospital For Sick Children, Toronto, Ontario

En Cours
2001 - 96 620 $
2002 - 91 620 $

Modificateurs génétiques et présénilines
Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC/Rx&D et d'AstraZeneca.

Les mécanismes sous-jacents de la maladie d'Alzheimer ont été partiellement éclaircis grâce à l'identification de mutations sur trois gènes, la protéine précurseur de l'amyloïde, la préséniline 1 et la préséniline 2, qui ont été associées à la maladie d'Alzheimer familiale précoce. Ces mutations génétiques seraient la cause de près de la moitié des cas de maladie d'Alzheimer familiale, mais seraient associées à moins de 5 % de tous les cas de maladie d'Alzheimer, qui sont surtout de forme sporadique et tardive. Cette faible fréquence donne à penser que d'autres gènes interviennent dans la maladie d'Alzheimer, soit comme facteurs causatifs, soit comme facteurs de prédisposition. Selon des indications de plus en plus convaincantes, certaines versions (allèles) d'apolipoprotéine E (l'apoE4) et l'a2-macroglobuline (A2M) seraient des facteurs de risque pour la maladie d'Alzheimer. Cependant, il est peu probable que ces facteurs soient à eux seuls responsables de tous les cas de maladie d'Alzheimer; il reste donc à identifier les autres facteurs et à déterminer leur rôle dans cette maladie.

Cette étude a pour but d'identifier et de caractériser des facteurs de risque génétiques de nature causative ou de prédisposition pour la maladie d'Alzheimer. Des méthodes efficaces seront employées pour identifier et caractériser des modificateurs génétiques de la préséniline chez la drosophile, Drosophila melanogaster. Nous comptons vérifier l'hypothèse selon laquelle les gènes qui interagissent avec la préséniline dans une voie commune pourraient contribuer à la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer. Une fois identifiés, les éléments essentiels des modificateurs chez la drosophile seront isolés et examinés chez des souris transgéniques, et leur rôle dans la maladie d'Alzheimer fera l'objet de tests rigoureux.

Dr Richard E. Brown
Université Dalhousie, Halifax, Nouvelle-Écosse

En Cours
2001 - 50 000 $
2002 - 50 000 $

Tests de comportement administrés à des modèles de souris employés pour l'étude de la maladie d'Alzheimer

Les modèles de souris transgéniques mis au point pour l'étude de la maladie d'Alzheimer présentent généralement des signes neurologiques de cette maladie, mais les résultats sont équivoques du côté comportemental, notamment parce qu'il n'existe encore aucune méthode systématique qui permette d'établir un profil des comportements typiques de la maladie d'Alzheimer que présentent divers modèles de souris. Cette étude consistera en une batterie de tests sur la souris FVB/APP London et la souris de contrôle FVB. La souris APP London présente des symptômes neurologiques et comportementaux typiques des stades précoces et tardifs de la maladie d'Alzheimer, et pourrait permettre une meilleure compréhension de l'évolution de cette maladie. Les tests en question comprendront (1) une batterie de tests cognitifs touchant l'apprentissage, la mémoire et les fonctions exécutives; (2) une batterie de tests non cognitifs visant à déceler les troubles émotionnels, sensoriels et moteurs éventuels; (3) une batterie de tests de développement. Ces tests seront menés pendant le développement des souris entre la naissance et la puberté, et sur des souris mâles et femelles jeunes, d'âge moyen et d'âge avancé. Les résultats permettront d'établir les paramètres cognitifs et comportementaux qui distinguent les modèles de souris des souris témoins, et de déterminer si ces modèles présentent les déficits comportementaux que l'on retrouve dans la maladie d'Alzheimer

Dre Neena Chappell
Co-candidats: Robert Colin Reid, Dre Marilyn Bater, Dr John Gray
Université de Victoria, Victoria (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 59 920 $
2003 - 59 920 $

Qualité de la vie des personnes ayant une démence de type Alzheimer et de leurs aidants

Ce projet est financé par la Société Alzheimer de la Colombie-Britannique, la Société Alzheimer du Canada, par l'entremise de son programme de recherche sur les techniques de soins, et la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada.

À mesure que la population vieillit, il importe de prodiguer des soins de qualité aux personnes atteintes de démence dans les établissements de soins de longue durée. Or, les études menées jusqu'à présent n'ont pu démontrer un rapport entre les aspects des soins (pratiques exemplaires) et des résultats souhaitables pour les personnes atteintes. Parmi les facteurs qui empêchent d'établir ce rapport, on compte l'absence de mesures complètes, valables et fiables des aspects des soins. Ce projet a pour but d'élaborer pareilles mesures.

Comme il faut mesurer avec précision les interventions en matière de soins pour établir le rapport entre la qualité des soins et les résultats, l'étude se concentre sur l'aspect méthodologique qui consiste à mesurer les aspects des soins dont on pense qu'ils reflètent des pratiques exemplaires, les procédures avant et pendant l'admission, la dotation en personnel (y compris l'attitude du personnel, ses qualifications, ses affectations, sa composition et le taux de roulement), les principes de base de l'unité de soins, le non-usage de la contention (physique et chimique), la souplesse quant aux soins et aux activités destinées aux pensionnaires ainsi que l'environnement physique. Sur ces six aspects, quatre (procédures avant et pendant l'admission, formation du personnel, principes relatifs aux soins et attentes quant à l'administration, et souplesse quant aux soins) devraient être approfondis.

Les chercheurs, qui travailleront en collaboration avec au moins dix établissements, 20 unités de soins et un comité d'experts comprenant une infirmière clinicienne spécialisée, un gériatre, un membre d'une famille, un pensionnaire de longue durée ayant des troubles cognitifs, un représentant du ministère provincial de la Santé et des chercheurs spécialisés des États-Unis reconnus dans le monde entier, feront appel à des méthodes qualitatives et quantitatives pour élaborer un éventail de mesures valables et fiables.

Dre Bonnie Dobbs
Co-candidats : Dr A. Dobbs, Dr L. Barrett, L. Harper, A. Woods, Dr J. Triscott, Dr A. Juby
Université de l'Alberta, Edmonton (Alberta)

Nouveau
2002 - 59 185 $
2003 - 59 717 $

Élaboration et évaluation d'interactions psychoéducatives de groupe : 1) pour les personnes ayant la maladie d'Alzheimer qui ont perdu le droit de conduire et 2) pour leurs principaux aidants

Le fait de ne plus pouvoir conduire peut être très difficile à accepter pour une personne ayant la maladie d'Alzheimer; pourtant, c'est le sort qui attend un jour ou l'autre toutes les personnes atteintes. La personne résiste à cette perte d'autonomie à forte charge émotive, qui est très éprouvante pour elle comme pour ses soignants. Cela n'a rien d'étonnant, la voiture étant l'un des principaux moyens de transport et un symbole d'indépendance, de compétence et d'estime de soi. De toute évidence, tant les personnes atteintes de démence qui doivent cesser de conduire que leurs soignants pourraient tirer profit d'un groupe d'entraide dont l'efficacité a été démontrée pour réduire le stress qu'éprouve la personne ayant la maladie d'Alzheimer et le fardeau que doit supporter le soignant. Le projet de recherche proposé consistera à évaluer l'efficacité d'une nouvelle intervention de groupe conçue pour composer avec les problèmes les plus fréquents qui surviennent lorsque la personne doit cesser de conduire. Ce programme s'appuie sur des principes éprouvés auprès des soignants dans d'autres situations. L'intervention de groupe propose de traduire les problèmes généraux et vagues qui forment le stresseur (p. ex., « X est si agitée que je n'en peux plus »), qui ne suggèrent aucune stratégie d'adaptation, en problèmes précis auxquels on peut faire face (p. ex., « elle me rend folle avec toutes ses questions sur les autos »). Le soignant apprend aussi à départager les stresseurs immuables (p. ex., la personne ayant la maladie d'Alzheimer demeurera incapable de conduire, et il serait toujours dangereux pour elle de le faire) des stresseurs modifiables (la personne demande continuellement les clés de la voiture). Lorsque le stresseur et immuable, il s'agit de s'adapter aux émotions et au sentiment de perte que cette situation provoque. Lorsqu'il est modifiable, il faut choisir des stratégies appropriées de résolution de problèmes. L'intervention de groupe auprès de la personne ayant la maladie d'Alzheimer ne consiste pas à lui montrer à analyser et à choisir des stratégies. Le chef de groupe se fondera plutôt sur les problèmes exprimés par les participants ayant la maladie d'Alzheimer, traduira les problèmes généraux exprimés en problèmes spécifiques, et déterminera avec la personne si ces problèmes sont modifiables ou immuables. Enfin, il collaborera avec la personne pour réduire la charge émotive des problèmes immuables ou élaborer des solutions dans le cas des problèmes modifiables.

Dre Francine Ducharme
Institut universitaire de gériatrie de Montréal, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 57 850 $
2003 - 57 635 $

Études des facteurs liés à la santé des hommes âgés aidants naturels d'une conjointe atteinte de démence vivant à domicile
Ce projet est financé par la Société Alzheimer du Canada, par l'entremise de son programme de recherche sur les techniques de soins, et la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada.

Cette étude vise à étudier le lien entre le stress chez les soignants et des facteurs de santé au sein d'un groupe d'hommes qui sont les principaux soignants de femmes ayant la maladie d'Alzheimer qui vivent dans la collectivité. L'un des principaux objectifs de cette étude consiste à examiner la capacité du modèle théorique des soins de Pearlin de tenir compte des facteurs de santé des soignants de sexe masculin. Des méthodes quantitatives seront employées pour mesurer chacun des facteurs ou stresseurs relevés dans le modèle de soins (p. ex., relations conjugales, problèmes de comportement, conflit familial, soutien social, stratégies d'adaptation). Une deuxième étude, celle-là de nature qualitative, menée auprès d'un sous-ensemble des sujets de la première étude, se concentrera sur les questions liées aux services de santé et aux services sociaux existants, en cherchant à déterminer s'ils sont accessibles et s'ils répondent aux besoins des hommes soignants. Cette étude a une incidence sur la prestation des services de santé, qui pourrait devoir être adaptée aux besoins particuliers des hommes qui fournissent des soins à leurs conjointes atteintes de démence.

Dre Sherry Dupuis
Co-candidat : James Gladstone
Université de Waterloo, Waterloo (Ontario)

Nouveau
2002 - 44 530 $
2003 - 44 530 $

Vers une compréhension des soins en établissement destinés aux personnes atteintes de démence

Des indications probantes donnent à penser que le rôle de soignant peut évoluer considérablement au fil du temps, même à l'intérieur de chaque stade de soin (p. ex., dans la collectivité, ou après que le soigné emménage dans un établissement de soins de longue durée). Or, la plupart des études sur les soins examinent les soignants de façon ponctuelle. Nous avons donc une connaissance limitée de la dynamique du rôle des soignants de personnes atteintes de démence et des changements avec lesquels ils doivent composer, notamment à mesure que la maladie progresse. Cette étude a pour but d'étudier l'évolution du rôle de soignant en établissement chez les personnes qui prennent soin d'un parent atteint de démence. Il s'agit de la continuation d'une étude actuellement financée par la Société Alzheimer du Canada, qui vise à approfondir la compréhension du rôle des soignants en établissement en cherchant à a) documenter la nature et les types d'activités associées à l'évolution du rôle du soignant tout au long de la période de soins en établissement, particulièrement en fonction de la progression de la maladie; b) déterminer l'évolution de la nature du rôle du soignant tout au long de la période de soins en établissement, afin d'établir les besoins changeants des soignants de personnes atteintes de démence; c) déterminer l'évolution des rapports et interactions entre le personnel et les soignants tout au long de la période de soins en établissement; d) étudier les différences et les similitudes dans le cheminement de différents sous-groupes de soignants en établissement (p. ex., femmes, hommes, conjoints, enfants adultes, autres).

Les données recueillies à l'issue de cette étude pourraient se révéler utiles à des fins pratiques et pour l'élaboration des politiques. Si l'on peut préciser comment le rôle de soignant évolue avec le temps et déterminer les facteurs associés à ces changements, les établissements de soins de longue durée seront mieux en mesure de répondre aux besoins changeants des soignants qui fournissent des soins à un parent ou à un ami atteint de démence.

Dr Howard Feldman
Co-candidats : B. Lynn Beattie, Dean J. Foti, Sherri Hayden, David K.B. Li
UBC Hospital, Vancouver (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 90 477 $
2003 - 90 477 $

Étude de patients atteints de déficience cognitive sans démence et d'un groupe témoin par imagerie par résonance magnétique sériée
Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC /Rx&D et d'AstraZeneca.

Les personnes atteintes de déficience cognitive légère (DCL) courent un risque supérieur à la normale de contracter la maladie d'Alzheimer. Cependant, il demeure difficile de distinguer chez ces personnes celles qui contracteront effectivement cette maladie de celles qui en seront épargnées. Cette étude a donc pour objectif général l'élaboration d'une méthode d'identification des personnes atteintes de DCL qui finiront par contracter la maladie d'Alzheimer. Plus précisément, elle vise à répondre aux questions suivantes : 1) Les données concernant la taille et la structure de certaines régions cérébrales peuvent-elles servir à prédire qui contractera la maladie d'Alzheimer? 2) Certaines régions cérébrales montrent-elles un taux de détérioration plus rapide chez les personnes ayant une DCL par rapport aux autres?

L'étude portera sur deux groupes de sujets : les personnes qui ont une DCL et des témoins (qui n'ont aucune déficience cognitive). Les sujets de ces deux groupes feront l'objet d'un examen complet à plusieurs reprises sur une période d'un an. Tous seront examinés par un médecin qui prendra note de leurs antécédents médicaux et les affectera à l'un des deux groupes. Ils subiront également des tests cognitifs (mémoire, résolution de problèmes et concentration) et des examens d'imagerie par résonance magnétique (IRM). Les examens d'IRM permettront de mesurer la taille et la structure de certaines régions cérébrales sur une période d'un an et de comparer l'évolution de ces régions chez les personnes qui finiront par contracter la maladie d'Alzheimer et chez celles qui seront épargnées.

Dr Geoff Fernie
Co-candidate : Sandra Black
Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 53 758 $
2003 - 45 725 $

Élaboration d'une orthèse cognitive intelligente visant à faciliter la toilette des personnes ayant la maladie d'Alzheimer

Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer deviennent souvent incapables de vaquer aux activités de la vie quotidienne (AVQ) comme se laver, s'habiller ou aller aux toilettes. Une solution courante consiste pour le soignant à observer la personne continuellement et à lui fournir des rappels verbaux au besoin. Cette perte d'autonomie et de vie privée peut devenir très pénible pour l'entourage, surtout en ce qui concerne l'usage des toilettes. L'utilisation d'un appareil informatisé et intelligent qui fournirait ces rappels verbaux et prendrait note des progrès de la personne pourrait peut-être rétablir en partie la vie privée et la dignité perdues. Donc, le soignant peut venir en aide à la personne sans devoir être toujours présent.

Cette étude a pour objet de poursuivre la mise au point d'un tel appareil. Ce dernier sera doté d'une intelligence artificielle qui se familiarisera automatiquement avec différents utilisateurs, s'adaptera à leur comportement et pourra être facilement réglé par le soignant pour la plupart des AVQ. Parmi les fonctionnalités de l'appareil, relevons la reconnaissance des gestes de la main, la reconnaissance vocale et l'ajout d'une rétroaction visuelle et auditive. L'utilisateur entendra des rappels verbaux (comme dans le cas du prototype actuel) mais pourra également voir une image du soignant qui lui donne ce rappel et qui démontre l'activité à faire.

Un prototype qui a été mis au point a permis d'accroître la capacité des personnes ayant une démence grave à se laver les mains sans intervention du soignant. Le rendement du nouveau prototype sera comparé à celui de l'appareil actuel dans le cadre de tests faisant intervenir le lavage des mains. Les résultats permettront de déterminer si les connaissances actuelles suffisent à la conception d'un produit commercialisable, ou s'il y a lieu de poursuivre les recherches.

Dr Gordon Glazner
Centre de recherche de l'Hôpital général de Saint-Boniface (Manitoba)

Nouveau
2002 - 99 700 $
2003 - 97 700 $

La mutation du gène PSI perturbe l'équilibre vital entre le KFKB et le GADD153
Ce projet est financé par la Société Alzheimer du Manitoba, et par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC/Rx&D et d'AstraZeneca.

La maladie d'Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus courante qui accompagne le vieillissement; elle cause une perte des facultés mentales et de la motricité, une altération de la personnalité et, en bout de ligne, la mort. Bien que la cause de la maladie d'Alzheimer reste inconnue dans la plupart des cas, la maladie d'Alzheimer familiale est causée par des mutations précises, la plupart touchant une protéine appelée préséniline. La fonction normale de la préséniline est inconnue, de même que les raisons pour lesquelles sa mutation cause la maladie d'Alzheimer familiale. Cependant, on sait que les neurones qui présentent cette mutation (mPS1) meurent plus vite lorsqu'ils sont soumis à des facteurs de stress. Un changement étonnant associé à cette mort accélérée réside dans la hausse de la concentration d'ions calcium dans l'espace intérieur (le cytoplasme) des neurones. Il s'agit là d'une observation cruciale, car l'excès de calcium dans d'autres circonstances, tels les accidents cérébrovasculaires, tuent les neurones. Un examen plus approfondi révèle que cet excès de calcium provient surtout du réticulum endoplasmique (RE), où se trouve la préséniline. Une libération excessive de calcium de la part du RE active un enzyme appelé GADD153 qui tue les cellules, bien que cet enzyme n'ait jamais été relevé dans les cellules contenant de la préséniline-1. Plutôt paradoxalement, cette libération de calcium stimule également l'activité de l'enzyme NF-KB, qui contribue à assurer la survie de la cellule. Le NF-KB inhibe également la libération de calcium par le RE, et évite de la sorte une libération excessive. En outre, le NF-KB réprime le GADD153, au point où ce dernier ne peut être décelé dans les neurones sains. Dans nos premières études, nous avons constaté que le NF-KB n'est pas activé normalement dans les neurones qui présentent la mutation mPS1. Comme le NF-KB inhibe la libération de calcium par le RE et le GADD153, on se retrouve à la fois avec une concentration plus élevée de calcium cytoplasmique et d'une protéine qui tue les cellules.

Nous proposons d'étudier le rôle que pourraient jouer l'augmentation de la concentration de GADD153 et la répression du NF-KB dans la mort neuronale provoquée par la mutation mPS1.

Cette étude pourrait améliorer considérablement notre compréhension de la façon dont la mutation mPS1 rend les neurones plus vulnérables à la mort due au stress, et identifier une nouvelle cible pour le traitement de cette maladie. En outre, comme le GADD153 tue des neurones normaux en cas de stress intense, l'étude pourrait également aboutir à des traitements contre la maladie d'Alzheimer sporadique.

Dre Édith Hamel
Université McGill, Montréal, Québec

En Cours
2001 - 50 000 $
2002 - 50 000 $

Rôle de l'inflammation dans les dysfonctions cérébrovasculaires neuronales reliées à la maladie d'Alzheimer

Dans la maladie d'Alzheimer, des troubles dans l'apport de sang sont présents dans plusieurs régions du cerveau et ils apparaissent tôt dans la maladie, c'est-à-dire avant que les neurones commencent à mourir. Lorsque a maladie est plus avancée et même au stade terminal, la structure des vaisseaux cérébraux est sévèrement modifiée et plusieurs sont littéralement dégénérés. Récemment, il a été suggéré que la présence d'une inflammation chronique au niveau du cerveau est un facteur clé dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Plusieurs molécules sont produites lors d'une inflammation, en particulier une que l'on appelle le « transforming growth factor b1 (TGF-b1) ». Lorsque l'on exprime le TGF-b1 de façon accrue chez des souris, celles-ci développent avec l'âge des troubles cardiovasculaires qui sont indentiques à ceux retrouvés chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, et, tout récemment, nous avons montré que certains neurones dégénèrent chez ces souris âgées, et, plus particulièrement, les neuronnes qui contiennent l'acétylcholine qui sont en fait les premiers à mourir dans la maladie d'Alzheimer, pour presque disparaître complètement au stade terminal de celle-ci.

Dans ce programme de recherche, nous suggérons que le TGF-b1 est un élément clé dans les troubles cérébrovasculaires et neurodégénératifs associés à la maladie d'Alzheimer. Afin de vérifier cette hypothèse, nous allons i) étudier l'effet du TGF-b1 sur l'habilité des vaisseaux cérébraux de se dilater et de se contracter en réponse à plusieurs substances libérées par des neurones et connues pour contracter ou dilater les vaisseaux cérébraux, ii) vérifier ces réponses chez des souris qui sur-expriment le TGF-b1 afin de vérifier l'effet sur les réponses vasomotrices à long terme, iii) évaluer si le TGF-b1 peut mener à des changements au niveau des récepteurs (protéines qui permettent aux substances libérées par les neurones d'agir sur les vaisseaux) impliqués dans les réponses dilatatrices et constrictrices au niveau des vaisseaux cérébraux, et finalement iv) évaluer en fonction du temps, l'effet du TGF-b1 sur les neurones contenant l'acétylcholine et vérifier que cette atteinte est sélective en comparant les effets du TGF-b1 sur les neurones contenant la sérotonine. Nous étudierons aussi les cibles vasculaires et neuronales de ces neurones.

Ces études sont importantes car elles vont permettre d'évaluer le rôle de l'inflammation et plus particulièrement du TGF-b1 dans les réponses cérébrovasculaires et le statut de certains neurones. Les résultats obtenus pourraient mener à l'identification de cibles thérapeutiques afin de prévenir certains des troubles circulatoires et neuronaux associés à a maladie d'Alzheimer.

Dre Krista Lanctôt
Co-candidats : Dre Paula Rochon, Sandra E. Black, Morris Freedman, Jerry H. Gurwitz, Nathan Hermann, David L. Streiner
Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 59 944 $
2003 - 59 529 $

Interactions entre les herbes médicinales et la pharmacothérapie traditionnelle

Bon nombre de personnes âgées atteintes de démence prennent des herbes médicinales. Comme elles sont également susceptibles de suivre plusieurs pharmacothérapies conventionnelles, elles courent un risque d'interactions entre les herbes médicinales et les médicaments qui pourraient donner lieu à des événements indésirables. Aucune étude ne documente la fréquence des événements indésirables chez les personnes âgées à la suite de la prise simultanée d'herbes médicinales et de médicaments conventionnels. Cette étude a pour objectif d'explorer ces interactions possibles entre les herbes médicinales et les médicaments (sur ordonnance et en vente libre) qui pourraient causer des événements indésirables chez les personnes âgées ayant la maladie d'Alzheimer ou une démence semblable.

Nous constituerons un groupe de malades prenant une combinaison d'herbes médicinales et de médicaments conventionnels qui, selon la documentation, pourrait donner lieu à une interaction menant à un événement indésirable. Des entrevues de suivi après six mois seront menées auprès de tous les malades chez qui on soupçonne cette interaction afin de déterminer s'ils éprouvent des effets secondaires indésirables; ces malades seront comparés aux usagers d'herbes médicinales chez qui on n'a constaté aucune interaction ainsi qu'aux malades qui ne prennent pas de ces herbes. L'étude a pour objectif de sensibiliser les médecins au fait que les herbes médicinales peuvent interagir avec les médicaments traditionnels, et d'en tenir compte au moment de prescrire des médicaments.

Dre Krista L. Lanctôt
Co -candidats: Dr Nathan Herrmann; Dr Goran Eryavec
Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre, Toronto (Ontario)

En Cours
2001 - 49 732 $
2002 - 49,680 $

Le rôle du système GABA-ergique dans les troubles comportement aux associé à la maladie d'Alzheimer

Les troubles comportementaux sont fréquents chez les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer. Les comportements agressifs suscitent une inquiétude particulière parce qu'ils compliquent la gestion, accroissent le fardeau des aidants et poussent souvent les membres de la famille à placer le malade en établissement. Il est difficile de traiter les comportements agressifs; une solution serait d'élaborer des médicaments conçus pour corriger les anomalies biochimiques associées à ces comportements.

Une substance produite naturellement dans le cerveau, l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), pourrait être associée à certains troubles comportementaux. Des études ont démontré que le GABA intervient dans la maîtrise des comportements agressifs chez l'être humain et chez les animaux. Des autopsies ont permis de constater que la teneur en GABA est inférieure chez certaines personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer par rapport à des personnes en santé du même âge. Les chercheurs mesureront les fluctuations de l'activité du GABA chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer qui présentent ou non des comportements agressifs, afin de déterminer si ces comportements peuvent être associés à la concentration de GABA dans le cerveau. Ils chercheront également à déterminer si les médicaments qui influent sur cette concentration pourraient réduire les comportements agressifs chez les malades. Surtout, ils comptent déterminer si la concentration sanguine de GABA permettrait de prévoir quels malades réagiraient le mieux aux médicaments qui influent sur cette concentration.

Les chercheurs veulent examiner 32 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer qui présentent des troubles comportementaux. Seize d'entre elles présentent des épisodes réguliers d'agressivité, contrairement aux 16 autres. L'activité du GABA dans le cerveau sera estimée à partir de la concentration sanguine de GABA. Pour mesurer cette concentration, un échantillon de sang sera prélevé auprès de chaque patient avant le traitement. Par la suite, chaque patient recevra pendant six semaines soit du valproate, un médicament qui influe sur le GABA, soit un placebo. Après six semaines, chaque patient passera du médicament au placebo ou vice versa. Les patients et leurs aidants, lors d'une entrevue, seront invités à répondre à des questions visant à évaluer le comportement après la prise de valproate par rapport au placebo. Ainsi, il sera possible d'élaborer un test sanguin simple qui permettra de déterminer si le traitement au valproate ou à un médicament apparenté permettrait de réduire les comportements agressifs chez les personnes ayant la maladie d'Alzheimer.

Dr Georges Lévesque
Co-candidat : Dr Jean-Pierree Perreault
Université de Sherbrooke, Sherbrooke (Quebec)

En Cours
2001 - 47 610 $
2002 - 48 080 $

Utilisation de ribozymes pour lutter contre l'agrégation du peptide Amyloïde

Les dépôts de peptide bêta-amyloïde (Ab), connus sous le nom de plaques séniles ou de plaques amyloïdes, représentent un signe neuropathologique éloquent de la maladie d'Alzheimer. De nombreuses études menées sur des souris transgéniques et des lignées cellulaires ont permis de recueillir des indications convaincantes selon lesquelles la cascade amyloïde serait un incident crucial qui surviendrait au début de l'évolution de la maladie d'Alzheimer. On suppose que l'inhibition ou la réduction de l'expression du précurseur de la protéine amyloïde (APP) dans l'ARN messager bloquerait l'agrégation d'Ab qui contribue à la mort neuronale chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs comptent utiliser des ribozymes pour réduire cette expression génétique de l'APP. Pour vérifier leur hypothèse et les propriétés thérapeutiques des ribozymes, les chercheurs : 1) mettront au point un ribozyme delta pour couper l'APP; 2) caractériseront l'effet de l'APP résultant sur l'accumulation de protéine bêta-amyloïde dans les cellules; 3) évalueront la possibilité de recourir au ribozyme mis au point comme outil de thérapie génique contre les agrégations amyloïdes in vitro et in vivo. Cette démarche a pour avantage de viser l'apogée de la cascade amyloïde et de maîtriser le degré d'inhibition grâce à ces vecteurs d'expression appropriés.

Dre Sonia J. Lupien
Hôpital Douglas, Verdun (Québec)

En Cours
2001- 49 340 $
2002 -49 340 $

L'étude longitudinale du vieillissement normal et pathologique de l'Hôpital Douglas

Des études scientifiques ont montré que les personnes âgées pourraient être plus vulnérables aux effets négatifs du stress que les jeunes. Ce phénomène, au plan scientifique, est attribuable à la nature du stress, qui découle de situations nouvelles, imprévisibles ou sur lesquelles on n'exerce pas de contrôle. Lorsqu'on tient compte de ces trois caractéristiques, on se rend compte que les personnes âgées doivent composer quotidiennement avec des situations très stressantes. Par exemple, la disparition du conjoint, une retraite mal planifiée, la baisse des revenus et les problèmes de santé représentent des situations nouvelles et imprévisibles qui, pour les personnes âgées, semblent échapper à leur contrôle.

Des études animales ont démontré que le stress stimule la sécrétion d'hormones par les glandes surrénales (surtout le cortisol chez l'être humain). Ces hormones se rendent jusqu'au cerveau où elles ont un effet néfaste sur l'hippocampe, qui joue un rôle important dans l'apprentissage et la mémoire. Pour vérifier si cette cascade d'événements se produit également chez l'être humain, la Dre Lupien et ses collègues ont étudié une population de 56 personnes âgées (de 65 à 85 ans) pendant quatre à 10 ans. Chaque année, les participants se rendent à la Division de recherche clinique de l'Hôpital Douglas, où un échantillon sanguin est prélevé toutes les heures pendant 24 heures afin de déterminer la concentration de cortisol dans le sang. Cette démarche est nécessaire car la sécrétion de cortisol se fait selon un rythme circadien, c'est-à-dire qu'elle varie selon l'heure de la journée. Les données ont démontré que les personnes âgées qui présentaient une concentration élevée de cortisol sur une période de quatre ans éprouvaient également des problèmes de mémoire importants. En outre, ces participants présentaient une atrophie de 14 % de l'hippocampe. Ces résultats donnent à penser qu'en raison de son effet sur l'hippocampe, un excès chronique de cortisol pourrait rendre les personnes âgées vulnérables aux problèmes de mémoire et, en bout de ligne, à la démence.

Les chercheurs comptent appliquer le même protocole à ces personnes pour des périodes prolongées afin de mesurer l'incidence à long terme de la fluctuation de la sécrétion de cortisol sur la mémoire et le volume de l'hippocampe. La Dre Lupien veut également mesurer l'exposition de ces personnes à des agresseurs environnementaux et à la dépression afin de déterminer s'il existe un lien entre ces facteurs et la sécrétion d'hormones du stress.

Dre Hazel MacRae
Université Mount Saint Vincent, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Nouveau
2002 - 5 263 $

Vivre avec la démence : le vécu du malade

Cette étude fera appel à des mesures qualitatives afin de déterminer ce que représente la maladie d'Alzheimer ou une autre forme de démence pour les personnes qui en sont atteintes, et d'évaluer les répercussions de leur maladie sur leur vie quotidienne. La plupart des études menées jusqu'à présent ont porté sur la maladie elle-même ou sur les soignants des personnes atteintes de démence; le point de vue de ces personnes est rarement pris en compte.

Cette étude examinera les facteurs sociaux et psychologiques qui influent sur l'expérience de la maladie chez une personne, y compris la perception qu'elle a d'elle-même. Elle portera également sur les répercussions de la maladie sur des aspects de la vie tels que les relations, les rôles et les activités enrichissantes, et cherchera à déterminer comment les personnes atteintes de démence composent avec les différentes situations de la vie quotidienne.

L'entretien approfondi en personne sera le principal instrument de recherche employé. Un guide d'entretien libre sera utilisé pour orienter les entretiens, qui seront enregistrés sur magnétophone. L'échantillon se composera de 15 personnes qui ont reçu un diagnostic officiel de démence et en sont aux premiers stades de la maladie. Les données seront analysées selon une théorie à base empirique.

L'étude s'appuiera sur la documentation relative à la psychologie sociale des maladies chroniques afin de contribuer au développement de la psychologie sociale de la démence. Une meilleure connaissance de l'impact psychosocial de la démence chez le malade et du point de vue de ce dernier aidera les médecins, les autres professionnels de la santé et les soignants à répondre aux besoins psychosociaux des personnes atteintes de démence. Les indications obtenues se révéleront également utiles aux membres de la famille, qui cherchent à comprendre ce que vit la personne atteinte et à déterminer comment ils peuvent lui venir en aide.

Dr Michael Mayne
Co-candidat: Dr Jonathan D. Geiger
St. Boniface Research Centre, Winnipeg (Manitoba)

EnCours
2001- 50 000 $
2002-50 000$

Interactions entre les présénilines mutantes et le récepteur de la ryanodine
Projet financé par la Société Alzheimer du Manitoba.

Les formes familiales à apparition précoce de la maladie d'Alzheimer ont été associées à deux gènes apparentés, ceux de la préséniline 1 (PS-1) et de la préséniline 2 (PS-2). D'après des indications, des formes mutantes des gènes de la préséniline accroissent les dépôts de protéine bêta-amyloïde (Aß), qui contribuent à l'accumulation de plaques séniles dans le cerveau des personnes atteintes. Des études ont montré que la concentration de calcium intracellulaire intervient dans la production et la libération de protéine Aß. Ce projet vise une forme de calcium intracellulaire qui est régie par des sites sensibles à la caféine auxquels se lie une substance végétale appelée ryanodine; il s'agit des récepteurs de la ryanodine. Les Drs Mayne et Geiger ont découvert récemment que ces récepteurs sont colocalisés avec des protéines de préséniline mutante à l'intérieur des neurones, et qu'il y a une corrélation entre cette colocalisation et le dérèglement de l'homéostasie du calcium et la sensibilisation des neurones aux agressions neurotoxiques. Les chercheurs posent l'hypothèse selon laquelle les protéines de la préséniline interagissent physiquement et régissent directement l'expression et le fonctionnement des récepteurs de la ryanodine. Au moyen de techniques modernes de biologie moléculaire, ils détermineront donc la mesure dans laquelle la PS-1 mutante interagit avec les récepteurs de la ryanodine et régit leur expression et leur fonctionnement. Les résultats de ces expériences pourraient fournir des indications mécanistes précieuses sur la PS-1 et les récepteurs de la ryanodine, et pourraient révéler que ces derniers représentent une cible d'intervention thérapeutique importante dans la maladie d'Alzheimer.

Dr Mark T. McDermott
Co-candidate : Dre Beatrice Leveugle
Université de l'Alberta,Edmonton (Alberta)

En Cours
2001- 45 900 $
2002 - 47 750 $

Étude microscopique des interactions entre le peptide bêta-amyloïde et les glycosaminoglycans

Les études nombreuses étayant le rôle du peptide bêta-amyloïde (Aß) dans la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer ont abouti à l'élaboration de thérapies anti-amyloïdes. Les initiatives visant à concevoir des médicaments efficaces pour traiter ou prévenir la maladie d'Alzheimer reposent sur la compréhension du processus d'agrégation du peptide Aß et de sa neurotoxicité, et sur l'élaboration de modèles visant à examiner ces effets en vue de les inhiber.

Cette étude a pour principal objectif d'élaborer un modèle permettant la visualisation et la mesure de l'agrégation du peptide Aß sur des glycosaminoglycans (GAG) immobilisés. Les GAG, et particulièrement le sulfate d'héparine, sont d'importants cofacteurs dans le processus amyloïdogénique. La visualisation de l'interaction du peptide Aß et de divers GAG au niveau macromoléculaire permettra de déterminer si ces polysaccharides linéaires peuvent servir de modèle permettant le dépôt de peptide Aß et la formation de microfibrilles ou s'ils interviennent à des étapes plus tardives, comme lors de l'allongement et de l'assemblage de ces microfibrilles pour former d'importants dépôts amyloïdes. Au moyen de ce modèle, l'interaction du peptide Aß et d'héparines de structure différente sera étudiée afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle certaines caractéristiques structurelles de la chaîne de sulfate d'héparine interviennent dans le processus amyloïdogénique. L'identification de ces caractéristiques serait particulièrement utile à la conception et à la sélection d'agents antiamyloïdes pour le traitement de la maladie d'Alzheimer.

Le sulfate d'héparine se retrouve à l'état naturel dans le parenchyme du cerveau et à la surface des cellules neuronales. Comme le peptide Aß se lie fortement au sulfate d'héparine, il est probable que les médicaments antiamyloïdes entreront en concurrence avec le sulfate d'héparine endogène in vivo. Aucun des modèles actuels de dépistage des inhibiteurs de formation de microfibrilles ne tient compte du rôle du sulfate d'héparine. On croit donc que le modèle proposé se révélera particulièrement utile pour identifier des médicaments antiamyloïdes éventuels et prévoir avec plus de précision l'utilité thérapeutique in vivo des médicaments étudiés. La possibilité d'employer ce modèle pour identifier de nouveaux inhibiteurs de la formation d'amyloïde sera étudiée au moyen de substances mimétiques de l'héparine de faible poids moléculaire dont ont sait déjà qu'elles pourraient constituer des médicaments antiamyloïdes efficaces.

Dre Edith McGeer
Co-candidat : Dr Patrick McGeer
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

En Cours
2001 - 99 384 $
2002 - 99 397 $

Effets neurotoxiques des cytokines inflammatoires in vitro
Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC /Rx&D et d'AstraZeneca.

D'après des indications récentes, un nouvel ensemble de gènes contribueraient de façon importante au risque de contracter la maladie d'Alzheimer. Il s'agit de polymorphismes des gènes des cytokines, dont on sait depuis longtemps qu'ils favorisent l'apparition de troubles inflammatoires périphériques comme la polyarthrite rhumatoïde et d'autres maladies autoimmunes. Ces cytokines sont l'interleukine-1a, l'interleukine-1ß, l'interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha. Ces modifications génétiques se produisent à des endroits qui influent sur la quantité de protéine produite, mais non sur la structure même des protéines. Elles se distinguent en cela des facteurs de risque génétique déjà identifiés, comme l'apolipoprotéine E, les présénilines et la protéine précurseur de l'amyloïde, qui comportent tous la production de protéines anormales. C'est pourquoi il faut évaluer les effets des cytokines humaines normales, seules ou en combinaisons, directement dans divers types de cellules cérébrales humaines. On a posé l'hypothèse que pour influer sur l'apparition de la maladie d'Alzheimer, les cytokines doivent avoir un effet sur la survie neuronale. Dans le cadre de cette étude, cette hypothèse sera mise à l'épreuve au moyen de systèmes d'essai élaborés dans le laboratoire des chercheurs. La neurotoxicité directe des cytokines inflammatoires humaines, seules et en combinaisons et en concentrations variées, sera examinée avec des lignées de cellules neuronales d'origine humaine. Leurs effets indirects sur les neurones seront étudiés dans un système d'évaluation de la neurotoxicité microgliale. Cette étude consistera à stimuler des microglies humaines en culture, à séparer le surnageant et à exposer les lignées cellulaires neuronales en culture aux sécrétions toxiques. Les effets des cytokines, seules et en combinaisons, seront évalués afin de déterminer leur influence sur ces sécrétions neurotoxiques. Comme on sait que les microglies et les astrocytes sont les principales productrices de cytokines inflammatoires dans le cerveau, leurs effets seront également évalués en présence d'astrocytes humains et en leur absence.

Cette étude contribuera à résoudre la controverse actuelle en déterminant les cytokines qui influent le plus sur la survie neuronale, et à quelles concentrations. Elle permettra également de déterminer si les cytokines agissent de façon indépendante, synergique ou antagoniste à différentes concentrations. Ces données devraient contribuer à identifier les cytokines à cibler dans l'élaboration de futurs agents thérapeutiques pour prévenir et traiter la maladie d'Alzheimer.

Dr Patrick L. McGeer
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

En Cours
2001- 97 675 $
2002- 97 675 $

Lien entre les polymorphismes donnant lieu à la production de cytokines inflammatoires et la pathologie de la maladie d'Alzheimer
Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC /Rx&D et d'AstraZeneca

Selon l'hypothèse voulant que la maladie d'Alzheimer serait d'origine inflammatoire, la destruction neuronale serait causée essentiellement par une réaction inflammatoire à la pathologie initiale. On en veut pour preuve la présence de nombreux marqueurs inflammatoires dans le cerveau des personnes atteintes, et plus de 20 études épidémiologiques selon lesquelles les personnes qui prennent des médicaments anti-inflammatoires pour soigner leur arthrite ou pour d'autres raisons présentent un risque inférieur de moitié de contracter la maladie d'Alzheimer par rapport à des témoins du même âge. Cette hypothèse est également étayée par les résultats d'un essai clinique lors duquel on a constaté que l'indométhacine, un médicament anti-inflammatoire, semblait freiner l'évolution de la maladie. En outre, d'après des indications récentes, les polymorphismes génétiques qui accentuent l'expression de certains médiateurs inflammatoires causeraient une vulnérabilité accrue à la maladie d'Alzheimer. Ces médiateurs sont les cytokines IL-1a, IL-1ß, IL-6 et TNF-a. Le Dr McGeer a élaboré des techniques relevant de la biologie moléculaire et de l'immunohistochimie qui peuvent désormais servir à l'étude de ces cytokines. Son laboratoire a également constitué une banque de cerveaux qui compte plus de 600 spécimens, dont plus de 200 montrent des signes de la maladie d'Alzheimer d'après des tests pathologiques. Pour ce projet, le Dr McGeer génotypera ces cerveaux pour étudier l'ApoE et tous les polymorphismes des cytokines qui influeraient sur l'apparition de la maladie d'Alzheimer afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle l'âge d'apparition repose sur le nombre de polymorphismes. Il vérifiera également l'hypothèse qui veut que la présence de pareils polymorphismes intensifie l'expression de la ou des cytokines pertinentes, mesurée selon les niveaux d'ARNm, dans les régions touchées du cerveau atteint par la maladie d'Alzheimer, sans avoir d'effet notable dans les régions du cerveau qui sont relativement épargnées. Les résultats de cette étude devraient se révéler utiles aux fins de la consultation génétique et de la conception d'essais cliniques. On espère également pouvoir identifier les cytokines qui interviennent particulièrement dans la maladie d'Alzheimer et, ce faisant, tenter de déterminer l'orientation que devrait prendre la mise au point de médicaments éventuels.

Dr Hemant Paudel
Institut Lady Davis de recherches médicales, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 96 516 $
2003 - 100 000 $

La protéine 14-3-3 et la pathologie neurofibrillaire de la maladie d'Alzheimer
Ce projet est financé par l'entremise du programme de subventions biomédicales de la Société Alzheimer du Canada, du programme de recherche des IRSC/Rx&D et d'AstraZeneca.

Les plaques séniles et les enchevêtrements neurofibrillaires sont deux signes neuropathologiques révélateurs de la maladie d'Alzheimer. Ces enchevêtrements se développent à l'intérieur des cellules nerveuses, et leur distribution topographique présente une corrélation fiable avec le degré de démence, principal symptôme de la maladie d'Alzheimer. Les principaux éléments filamenteux des enchevêtrements neurofibrillaires contiennent des paires de filaments hélicoïdaux (PFH). La protéine tau, une protéine neuronale associée aux microtubules, est la principale composante des PFH. Des découvertes récentes concernant les mutations du gène de la protéine tau et leur association avec la démence frontotemporale (un trouble lié à la maladie d'Alzheimer) ont confirmé qu'une anomalie de la protéine tau entraîne la perturbation des microtubules, la neurodégénérescence et la démence. Cependant, aucune mutation spécifique à la maladie d'Alzheimer n'a été relevée jusqu'à présent dans le gène de la protéine tau. Cette protéine (isolée des PFH) est anormalement phosphorylée (c.-à-d. qu'elle contient plus de phosphate que la protéine tau normale). Ces observations indiquent que dans le cerveau atteint par la maladie d'Alzheimer, l'équilibre entre la phosphorylation et la déphosphorylation de la protéine tau est perturbé. Cependant, on n'a pas encore élucidé le mode de phosphorylation de la protéine tau dans le cerveau normal. Récemment, un complexe à protéines multiples contenant des protéines tau, des kinases qui interagissent avec elles, des phosphatases et une protéine adaptatrice 14-3-3 a été découvert dans un extrait de cerveau. Ce résultat donne à penser que la 14-3-3 joue un rôle central dans la régulation de la phosphorylation de la protéine tau dans le cerveau normal. On aurait constaté que l'expression de la 14-3-3 est régulée en amont dans le cerveau atteint de la maladie d'Alzheimer. D'après ce modèle, la 14-3-3 régulée en amont cause une phosphorylation anormale de la protéine tau, son agrégation, une perturbation des microtubules et la neurodégénérescence. L'étude proposée a pour but de décrire les étapes du mécanisme biochimique et cellulaire de la formation de PFH dans le cerveau des personnes ayant la maladie d'Alzheimer. Il est essentiel de comprendre ce mécanisme pour concevoir des stratégies thérapeutiques visant à retarder la formation d'enchevêtrements neurofibrillaires chez les malades.

Dre Elena Posse de Chaves
Université de l'Alberta, Edmonton (Alberta)

Nouveau
2002 - 60 000 $
2003 - 60 000 $

L'ApoE et la maladie d'Alzheimer : élucider l'effet respectif de l'apoE-3 et de l'apoE-4 sur la mort et la dégénérescence neuronales induites par la protéine bêta-amyloïde
Bénéficiaire de la bourse de recherches biomédicales James et Bernice Putnam

La maladie d'Alzheimer est une maladie cérébrale dégénérative qui touche une personne sur 10 de plus de 65 ans et près de la moitié des personnes de plus de 85 ans. L'âge et les antécédents familiaux ont été identifiés comme étant des facteurs de risque possibles de la maladie d'Alzheimer.

Le gène de l'apolipoprotéine E (apoE) fabrique une protéine qui intervient dans le transport sanguin du cholestérol. Il existe sous trois formes, appelées allèles : 2, 3 et 4. Il a été établi que l'allèle 4 de l'apoE représente un facteur de risque élevé de la maladie d'Alzheimer. D'après des indications de plus en plus probantes, l'apoE, ainsi que les autres facteurs génétiques importants qui sont associés à la maladie d'Alzheimer, influent sur la production, le métabolisme ou l'agrégation d'une protéine qui joue un rôle fondamental dans cette maladie : le peptide amyloïde. Néanmoins, les mécanismes qui régissent le rôle de l'apoE dans le développement de la maladie d'Alzheimer demeurent essentiellement inconnus.

Pour tenter d'élucider ces mécanismes, cette étude visera à établir si l'agrégation de la protéine Ab est une cause ou un effet de la maladie, en déterminant si la mort neuronale que provoque cette protéine précède la dégénérescence axonale ou y est consécutive. Dans le cadre d'un projet connexe, un nouveau système in vitro qui permet la culture simultanée de neurones et d'astrocytes sera utilisé pour évaluer le rôle précis de l'apoE dans la mort neuronale. Enfin, l'étude comprendra un examen du rôle de l'apoE4 dans la clairance des complexes Ab-apoE.

Les résultats de cette étude éclaireront sur le plan moléculaire le lien entre l'apoE4 et la maladie d'Alzheimer, ce qui pourrait mener à l'élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Dr Nabil G. Seidah
Institut de recherches cliniques de Montréal, Montréal (Québec)

En Cours
2001- 50 000 $
2002- 50 000 $

BACE et BACE2 : les ß-secrétases impliquées dans la maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est causée par la dégénérescence des cellules cérébrales dans des régions vitales du cerveau où se trouvent le siège de la mémoire et d'importantes fonctions cérébrales. Certaines des molécules qui contribuent à causer et à perpétuer les anomalies métaboliques relevées dans la maladie d'Alzheimer ont été récemment identifiées, et de nouvelles sont en cours d'évaluation. Ces enzymes, appelées proprotéines convertases, ainsi que les ß-secrétases (BACE) et les g-secrétases (présénilines), contribuent au traitement anormal de la protéine précurseur bêta-amyloïde (ßAPP) ainsi qu'à la production directe ou à la régulation du niveau de protéine Aß toxique qui cause la destruction de tissus cérébraux essentiels. On a posé l'hypothèse selon laquelle les ß-secrétases BACE et, peut-être, les BACE2 sont responsables des premiers événements qui aboutissent à l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Le programme de recherche du Dr Seidah a pour but de définir les propriétés enzymatiques de certaines ß-secrétases BACE et BACE2, enzymes primaires qui interviennent probablement dans l'étiologie de la pathologie de la maladie d'Alzheimer. Pour commencer, le Dr Seidah produira et purifiera de grandes quantités de ces enzymes, puis concevra et synthétisera des molécules en vue de tester l'action de ces enzymes en éprouvette. Par la suite, il élaborera des stratégies de mesure et d'inhibition de ces secrétases in vitro et dans des cellules. Enfin, l'utilité de ces inhibiteurs sera mise à l'épreuve au moyen de modèles de souris transgéniques pour la maladie d'Alzheimer.

Dr Sylvain Williams
Université McGill, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 21 000 $
2003 - 21 000 $

Rôle de l'IL-8 dans la modulation des neurones Ach dans le septum médian : nouvelles pistes concernant la fonction des chimiokines dans le système nerveux central et la maladie d'Alzheimer

Les chimiokines sont d'importants facteurs de régulation du système immunitaire qui pourraient avoir un rôle crucial à jouer dans le processus neuroinflammatoire observé dans la maladie d'Alzheimer. D'après certaines indications, la synthèse et l'expression de la chimiokine IL-8 dans les cellules gliales sont fortement potentialisées par la protéine bêta-amyloïde et les cytokines proinflammatoires comme IL-lb et rnFa. En outre, on sait que l'un des récepteurs d'IL-8 (CXCR2) est régulé en amont dans le cerveau des personnes ayant la maladie d'Alzheimer, et qu'il se trouve en abondance dans les plaques névritiques dystrophiques qui contiennent des protéines précurseurs amyloïdes. Cependant, on sait peu de choses sur le fonctionnement de l'IL-8 dans des conditions normales et pathologiques. Les chimiokines comme l'IL-8 sont-elles bénéfiques ou nuisibles dans le contexte de la maladie d'Alzheimer? Les réponses à cette question pourraient ouvrir la voie à de nouvelles interventions thérapeutiques au niveau des chimiokines. La question du fonctionnement des chimiokines dans le cerveau a été étudiée en examinant l'action de l'IL-8 dans des neurones cholinergiques de la région septale dont on sait qu'ils connaissent une dégénérescence précoce dans la maladie d'Alzheimer. Pour ce faire, nous avons employé une méthode unique alliant l'électrophysiologie et la méthode PCR-CDNA appliquée à des cellules isolées. Ces outils permettront de déterminer les effets de l'IL-8 sur la signalisation par les neurones ACh et déterminer les récepteurs de l'IL-8 qui sont exprimés dans les neurones étudiés.

L'étude de l'IL-8 a permis de constater pour la première fois que cette chimokine peut inhiber fortement les courants de calcium par la fixation directe de protéines spécifiques aux canaux calcium. Des observations directes ont permis de démontrer que l'IL-8 peut fortement réduire l'acétylcholine (ACh) produite dans les synapses de la région septale et de l'hippocampe. Ensemble, ces résultats sont encourageants, car ils montrent que la libération d'IL-8 par les cellules gliales pourrait en fait représenter un facteur de signalisation qui module l'excitabilité des neurones cholinergiques, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes dans les états physiologiques associés à la maladie d'Alzheimer. Nous comptons continuer d'étudier l'action de l'IL-8 sur les canaux calcium et déterminer comment l'IL-8 réduit la libération d'ACh dans les synapses.

L'étude proposée permettra de recueillir de nouvelles indications sur le fonctionnement des chimiokines dans des conditions normales et dans la maladie d'Alzheimer. Il est suggéré que l'intensification de l'action des chimiokines dans le processus inflammatoire apporte des changements importants dans l'excitabilité des neurones cholinergiques et la libération d'ACh, et contribue par conséquent à la déficience cognitive observée chez les personnes ayant la maladie d'Alzheimer. En élucidant l'action de ces chimiokines et leur mécanisme sous-jacent, il serait possible de concevoir de nouvelles interventions pharmacologiques en vue de lutter contre l'inflammation et les autres symptômes associés à la maladie d'Alzheimer.

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Subventions pour jeunes chercheurs

Dre Anne Decary
Co-candidat : Dr Jacques Montplaisir
Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 25 000 $
2003 - 25 000 $

Répercussions des modifications du sommeil et du niveau de vigilance de la personne âgée sur son fonctionnement cognitif

Cette étude portera sur les perturbations du sommeil qui accompagnent le vieillissement et leur incidence sur le fonctionnement cognitif. Participeront à cette étude 150 femmes âgées, qui dormiront pendant trois nuits consécutives au Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur. Toutes les participantes feront l'objet d'une batterie de tests neuropsychologiques après la troisième nuit. Les personnes dont l'efficacité du sommeil est d'au moins 80 % devraient obtenir un meilleur résultat aux tâches suivantes que celles dont l'efficacité du sommeil est inférieure : 1) vigilance objective, 2) mémoire épisodique, 3) mémoire procédurale cognitive et motrice, 4) fonctionnement exécutif. En outre, nous escomptons l'existence d'une corrélation entre le sommeil à ondes lentes (delta) et la mémoire épisodique, et entre le sommeil du stade 2 et la mémoire procédurale motrice. Les résultats constitueront des données de référence sur le lien entre la structure du sommeil et le fonctionnement cognitif des personnes âgées normales, et le point de départ de l'évaluation de l'altération des rapports avec autrui chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence connexe.

Dre Alison Phinney
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 24 784 $
2003 - 23 570 $

Étude du vécu des personnes ayant la maladie d'Alzheimer

Cette étude vise à explorer le vécu quotidien des personnes ayant la maladie d'Alzheimer afin de mieux comprendre comment ces personnes vivent la maladie dans leur corps. Plus précisément, elle s'appuiera sur des observations et entrevues enregistrées sur bande magnétoscopique pour étudier ce que le corps véhicule sur ce que signifie vivre avec la maladie d'Alzheimer. L'étude portera sur trois aspects : 1) le mouvement et l'expression, 2) les habiletés et les habitudes; 3) les interactions sociales.

Des stratégies qualitatives seront employées pour analyser les données enregistrées lors des séances d'observation, et les notes et données verbales prises lors des entrevues serviront à enrichir et à éclaircir les résultats. Les cas particuliers seront analysés et comparés afin d'en arriver à bien comprendre comment le corps véhicule l'expérience de la maladie d'Alzheimer. Les résultats définitifs de l'étude prendront la forme d'une description détaillée et approfondie axée sur plusieurs thèmes différents, accompagnée d'études de cas illustrant leurs principales différences. En bout de ligne, cette description devrait éclairer le vécu quotidien des personnes ayant la maladie d'Alzheimer.

Le recours à des données visuelles permet d'obtenir un portrait beaucoup plus fidèle et détaillé du vécu quotidien que les seules données d'entrevue. En donnant naissance à un nouveau langage éloquent pour décrire le vécu des personnes ayant la maladie d'Alzheimer, cette étude permettra aux soignants, aux cliniciens et aux chercheurs de mieux définir les besoins de ces personnes, puis de trouver des moyens plus efficaces d'y répondre.

Dr Anurag Tandon
Université de Toronto, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 25 000 $
2003 - 25 000 $

Inactivation conditionnelle des complexes protéiniques nicastrine-préséniline

u'ils influent sur le développement de la maladie d'Alzheimer convergent vers une voie biochimique commune où intervient la molécule bêta-amyloïde (Aß). La surproduction de la molécule Aß compte parmi les principales caractéristiques de la pathologie de la maladie d'Alzheimer. En effet, le cerveau des personnes atteintes présente un niveau élevé d'Aß soluble ainsi que de dépôts amyloïdes (plaques). Bien que le rôle physiologique de la protéine Aß, ou de sa molécule parente, la protéine précurseur bêta-amyloïde (ßAPP), n'ait pas été élucidé, de nombreuses études ont montré que la molécule Aß est neurotoxique. Ces études concluent en substance que la neurodégénérescence dans la maladie d'Alzheimer est causée en grande partie par un excès de molécules Aß. Des laboratoires du monde entier se sont ainsi lancés dans une course contre la montre pour élaborer des thérapies visant à réduire la production de cette molécule. Leurs efforts se concentrent généralement sur les procédés biochimiques qui transforment la molécule parente ßAPP en Aß. Une étape clé de la synthèse de la protéine Aß réside dans l'activité de l'enzyme appelé gamma (?)-secrétase. Bien que l'identité moléculaire précise de la ?-secrétase demeure controversée, il est reconnu que son activité ne se manifeste que lorsque plusieurs protéines, y compris la préséniline-l et la nicastrine, forment un complexe. Donc, l'élimination des complexes de préséniline-l et de nicastrine devrait prévenir la production de la molécule neurotoxique Aß.

Cette étude consistera à mettre à l'épreuve une nouvelle stratégie visant à épuiser les complexes de préséniline-l et de nicastrine dans des cellules en culture. Elle vise à exprimer une forme mutante de la molécule de nicastrine contenant une séquence de ciblage précise qui entraîne sa dégradation cellulaire rapide. Comme la nicastrine mutante et la préséniline-l se fixeront l'une à l'autre pour former un complexe avant que la nicastrine ne soit dégradée, la préséniline normale devrait également être détruite. Avec le temps, les réserves cellulaires de préséniline-l, nécessaires à l'activité de la ?-secrétase et à la synthèse de la protéine Aß, seront épuisées. Il est prévu que cette stratégie permettra de réduire la production incontrôlée de cette molécule neurotoxique.

Dr Paul Verhoeff
Baycrest Centre for Geriatric Care, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - $25,000
2003 - $25,000

Imagerie par TEP des plaques amyloïdes chez des patients atteints de la maladie d'Alzheimer

Il existe un besoin urgent de protocoles qui tiennent comptent non seulement des données neuropsychologiques, mais également des indications de neuroimagerie, biochimiques et génétiques pour établir des modèles de risque pour la maladie d'Alzheimer et prévoir les taux de détérioration. Une quantité accrue de plaques amyloïdes a été relevée chez les personnes qui ont une prédisposition génétique à la maladie d'Alzheimer sans présenter d'autres symptômes, et chez les personnes ayant la trisomie 21 avant l'apparition d'enchevêtrements neurofibrillaires, qui sont un autre signe avant-coureur de la maladie d'Alzheimer. Le recours à la neuroimagerie pour déceler les plaques amyloïdes pourrait représenter un marqueur biologique utile de la présence de la maladie.

L'objectif de l'étude proposée consiste à créer des radiotraceurs aux fins de la tomographie par émission de positrons (TEP) et de la quantification des plaques amyloïdes dans le cerveau de patients ayant la maladie d'Alzheimer. D'après des données préliminaires, deux radiotraceurs élaborés dans notre centre se fixent bien aux agrégats de protéines bêta-amyloïdes et présentent une solubilité souhaitable dans le gras chez les animaux vivants et l'être humain. Les courbes d'activité de l'absorption de ces deux radiotraceurs dans le cerveau seront étudiées chez des rats vivants, et le plus prometteur des deux sera étudié au moyen de la TEP chez des sujets humains en santé et chez des patients ayant la maladie d'Alzheimer. Cette étude devrait aboutir à la validation de tests en laboratoire aux fins du diagnostic présymptomatique et du contrôle de l'évolution de la maladie d'Alzheimer.

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Bourses de postdoctorat

Dre Angela Birt
Superviseur : Dr Kenneth Rockwood
Université Dalhousie, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Nouveau
2002 - 38 500 $
2003 - 38 500 $

Étude des capacités de la mémoire d'intention et de la mémoire prospective chez les personnes ayant la maladie d'Alzheimer

La perte de mémoire, particulièrement celle des événements récents, représente l'un des premiers signes de la maladie d'Alzheimer, et l'un des plus typiques. Des indications empiriques donnent à penser que les personnes qui en sont aux premiers stades de cette maladie ont plus de difficulté à se remémorer comment faire certaines choses et à quel moment les faire (mémoire prospective) qu'à se rappeler des souvenirs plus anciens (mémoire rétrospective). Malgré les conséquences parfois graves des problèmes de mémoire prospective (p. ex., oublier de prendre ses médicaments ou d'éteindre la cuisinière), on connaît très mal ces problèmes dans le contexte de la maladie d'Alzheimer et leurs conséquences dans la vie quotidienne.

Un aspect important de la capacité de se remémorer des intentions réside dans la capacité de formuler ces intentions. Celle-ci repose à son tour sur la capacité de se projeter mentalement dans l'avenir. Des analyses préliminaires non vérifiées, menées dans le cadre d'une étude sur les attentes et les effets d'un traitement au donépézil, un inhibiteur de la cholinestérase, administré à un groupe de personnes atteints de maladie d'Alzheimer légère ou modérée, ont révélé que bon nombre de ces personnes perdent la capacité de créer des intentions mais que le traitement peut rétablir cette capacité. Ce projet de recherche a pour principaux objectifs l'étude de l'utilité clinique de mesures de la mémoire prospective et de l'intention dans l'évaluation de la maladie d'Alzheimer, ainsi que de leur potentiel dans la mise au point de traitements efficaces sur le plan clinique. À cette fin, un mécanisme de codage fiable sera élaboré en vue d'identifier les cas d'intention chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ce mécanisme sera utilisé et mis à l'épreuve dans le cadre d'un essai clinique. En outre, des tests objectifs d'intention et de capacité de la mémoire prospective seront élaborés, administrés et comparés à des mesures plus qualitatives, afin d'obtenir des indications sur le rapport entre les construits méthodologiques quantitatifs et qualitatifs dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Ce travail a pour but d'améliorer la compréhension des troubles de la mémoire et des déficiences cognitives associés à la maladie d'Alzheimer et d'élaborer des mesures utiles des résultats à des fins d'essais cliniques qui aboutiront à des avantages pour les patients dans leur vie quotidienne.

Dre France Cloutier
Superviseur : Dr Kenneth Rockwood
Université Dalhousie, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Nouveau
2002 - 82 250 $
2003 - 82 250 $

La recherche de l'existence de modèles de réponse au traitement chez des personnes atteintes d'Alzheimer
Bénéficiaire de la bourse de recherches biomédicales 2002 de la Société Alzheimer du Canada/AstraZeneca/programme de recherche des IRSC/Rx&D

Cette étude proposée se fondera sur l'expérience narrative des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer pour identifier des modèles efficaces de traitement clinique de cette maladie. Son principal objectif consiste à utiliser des méthodes quantitatives et qualitatives pour évaluer un large éventail de réactions afin d'aider les cliniciens à déterminer les avantages des traitements. Son objectif secondaire consiste à utiliser les résultats de tests comportementaux pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau dans la maladie d'Alzheimer. Cette étude permettra d'approfondir la compréhension des modèles existants et leur capacité d'établir un profil complet de la réaction des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au traitement.

Dr Anh Duong
Superviseur : Dr Howard Chertkow
Institut Lady Davis de recherches médicales, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 38 500 $
2003 - 38 500 $

La stimulation magnétique transcrânienne comme traitement de l'anomie chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer

Ce projet a pour objectif général d'évaluer l'efficacité thérapeutique d'une nouvelle technique, la stimulation magnétique transcrânienne (SMT), dans le traitement de l'anomie chez les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer. L'anomie, qui représente une difficulté à trouver le mot juste, est confirmée le plus souvent par une déficience de la capacité de nommer un objet dont le patient voit une image. Au niveau du discours, l'anomie peut entraîner la production d'un discours désorganisé, vague et truffé de détails dépourvus de pertinence. L'anomie résulte d'une désintégration des connaissances conceptuelles dans la mémoire sémantique, qui fait en sorte que les patients perdent la capacité d'identifier clairement les objets. On croit que cette capacité repose sur l'intégrité de la région temporale postérieure gauche (TPG) du cerveau. Comme cette région est exposée à des dommages dans la maladie d'Alzheimer, on pose l'hypothèse selon laquelle l'accroissement du fonctionnement neuronal dans cette région permettrait d'améliorer la capacité de dénomination et le discours. Pareil accroissement est possible grâce à la SMT, une technologie qui facilite la neurotransmission par des impulsions magnétiques.

Trois méthodes de neuroscience cognitive seront utilisées dans le cadre de ce projet. En premier lieu, une étude cognitive sera effectuée afin de documenter des déficiences sémantiques dans l'identification d'images, et d'obtenir des mesures de référence en dénomination et en discours. En deuxième lieu, une tomographie par émission de positrons sera effectuée pendant des tâches d'identification d'images afin de confirmer que la région TPG est hypofonctionnelle. Enfin, une étude de SMT sera effectuée afin d'évaluer l'efficacité de la stimulation de la région TPG au moyen de cet appareil sur l'identification d'images, et son incidence subséquente sur la production de discours. Si cet essai se révèle fructueux, la SMT revêtira des possibilités intéressantes en tant que nouvelle forme de thérapie cérébrale pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Dr Walter S. Marcantoni
Superviseure; Dre Sonia Lupien
Centre de recherche de l'Hôpital Douglas
Verdun (Québec)

En Cours
2001 - 38 500 $
2002 - 38 500 $

Incidence des hormones du stress sur l'attention et le processus d'encodage chez des personnes âgées

Cette étude a pour objet d'examiner l'efficacité d'agents antipsychotiques pour réduire les symptômes pathologiques et comportementaux de la maladie d'Alzheimer. Plusieurs expériences sont prévues. L'une d'entre elle consiste à étudier les effets neuroprotecteurs d'antipsychotiques atypiques dans des modèles in vitro. On pose pour hypothèse que ces antipsychotiques freinent la mort cellulaire induite par le stress oxydatif créé en traitant les cellules avec du peroxyde d'hydrogène et des fragments de protéine bêta-amyloïde. Les marqueurs morphologiques de l'apoptose et de la nécrose seront identifiés, et les effets de l'olanzapine, un médicament antipsychotique, sur les marqueurs cellulaires de l'apoptose et de l'antiapoptose seront étudiés. Enfin, les effets de l'olanzapine seront étudiés sur un modèle de souris transgénique en mesurant le rendement de la mémoire à l'aide de la piscine de Morris et, après le sacrifice, en effectuant une analyse histologique et une étude de l'expression génétique des marqueurs apoptotiques.

Étant donné l'usage croissant des antipsychotiques atypiques dans la gestion du comportement des personnes ayant la maladie d'Alzheimer, surtout aux stades les plus avancés, cette étude pourrait révéler que ces médicaments ont des effets neuroprotecteurs chez les personnes qui courent le risque de développer la maladie d'Alzheimer. L'usage clinique de l'olanzapine est limité dans la maladie d'Alzheimer en raison de ses effets secondaires anticholinergiques, qui peuvent causer de la confusion chez certaines personnes. Cependant, des données sur l'action neurobiologique de ces médicaments seraient précieuses en vue de déterminer leur usage potentiel non seulement pour les psychoses primaires, mais également pour les troubles neurodégénératifs.

Dre Katherine S. McGilton
Superviseur; Dr David Streiner
Baycrest Centre For Geriatric Care Toronto (Ontario)

En Cours
2001 - 38 500 $
2002 - 38 500 $

Rapports entre les personnes âgées pensionnaires d'établissements de soins de longue durée et leurs fournisseurs de soins : mesure et évaluation des programmes

Les programmes qui visent à améliorer la qualité de vie des personnes âgées vivant en établissement ont déjà fait l'objet d'évaluations, mais celles-ci ont porté généralement sur des personnes dont les facultés cognitives étaient demeurées intactes. La plupart de ces évaluations se sont concentrées sur des mesures structurelles et des processus allant de la formation du personnel à la façon dont le personnel s'adresse aux pensionnaires, sans toutefois s'attarder aux rapports entre le personnel et les pensionnaires. Or, d'après certaines indications, l'élément le plus important de la qualité de vie des personnes âgées qui reçoivent des soins de longue durée réside dans l'existence de rapports étroits et sincères avec les soignants. Ce travail de recherche a pour objet d'élaborer de nouvelles mesures empiriques pour 1) mesurer la qualité et la profondeur des rapports entre les infirmières ou aides-soignants et les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer qui vivent dans un établissement de soins de longue durée, et 2) évaluer les programmes dont l'une des principales composantes est la qualité de vie, y compris les rapports entre le personnel et les pensionnaires. Une meilleure compréhension et évaluation de ces rapports permettra d'améliorer l'élaboration et l'évaluation de nouveaux programmes visant à favoriser la qualité de vie des personnes ayant la maladie d'Alzheimer.

Dr Alex Mihailidis
Superviseurs : Dre Gloria Gutman et Dr Geoff Fernie
Université Simon Fraser, Burnaby (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 38 500 $
2003 - 38 500 $

Élaboration d'une orthèse cognitive intelligente visant à faciliter la toilette des personnes ayant la maladie d'Alzheimer

Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer deviennent souvent incapables de vaquer aux activités de la vie quotidienne (AVQ) comme se laver, s'habiller ou aller aux toilettes. Une solution courante consiste pour le soignant à observer la personne continuellement et à lui fournir des rappels verbaux au besoin. Cette perte d'autonomie et de vie privée peut devenir très pénible pour l'entourage, surtout en ce qui concerne l'usage des toilettes. L'utilisation d'un appareil informatisé et intelligent qui fournirait ces rappels verbaux et prendrait note des progrès de la personne pourrait peut-être rétablir en partie la vie privée et la dignité perdues. Donc, le soignant peut venir en aide à la personne sans devoir être toujours présent.

Cette étude a pour objet de poursuivre la mise au point d'un tel appareil. Ce dernier sera doté d'une intelligence artificielle qui se familiarisera automatiquement avec différents utilisateurs, s'adaptera à leur comportement et pourra être facilement réglé par le soignant pour la plupart des AVQ. Parmi les fonctionnalités de l'appareil, relevons la reconnaissance des gestes de la main, la reconnaissance vocale et l'ajout d'une rétroaction visuelle et auditive. L'utilisateur entendra des rappels verbaux mais pourra également voir une image du soignant qui lui donne ce rappel et qui démontre l'activité à faire.

Un prototype qui a été mis au point a permis d'accroître la capacité des personnes ayant une démence grave à se laver les mains sans intervention du soignant. Le rendement du nouveau prototype sera comparé à celui de l'appareil actuel dans le cadre de tests faisant intervenir le lavage des mains. Le nouvel appareil sera ensuite perfectionné et mis à l'essai pour l'usage des toilettes. Le nombre d'étapes du lavage des mains et de l'usage des toilettes que les sujets peuvent accomplir de façon autonome, avec et sans l'aide de l'appareil, sera établi.

Dr Daniel Saumier
Superviseur : Dr Howard Chertkow
Institut Lady Davis de recherches médicales, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 38 500 $
2003 - 38 500 $

Effets du traitement au donépézil sur le traitement visuel et sémantique dans la maladie d'Alzheimer

D'après des indications obtenues récemment, le donépézil (Aricept), un inhibiteur de la cholinestérase, améliore la mémoire lexico-sémantique chez les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer légère à modérée. Cependant, il semble aussi ce traitement pourrait avoir un effet sur la mémoire visuelle. Ce projet propose d'examiner cette possibilité en menant une série d'expériences conçues pour distinguer les effets du traitement au donépézil sur le traitement sémantique et le traitement visuel. Ces expériences seront effectuées avant et après le traitement selon le type de stimulus (objets familiers, formes générées par ordinateur), l'administration ou la non-administration d'exercices de mémoire et le niveau de traitement (visuel ou sémantique). Les résultats de ces expériences permettront de déterminer si le donépézil améliore à la fois la mémoire sémantique et la mémoire visuelle chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer légère ou modérée, et révéleront si ces modes de mémorisation reposent sur un système cholinergique.

Dr Zelan Wei
Superviseur : Dr Xin Min Li
Université de la Saskatchewan, Saskatoon (Saskatchewan)

En cours
2001 - 81 000 $
2002 - 81 000 $

Effets neuroprotecteurs des antipsychotiques : répercussions sur le traitement de la maladie d'Alzheimer
Bénéficiaire de la bourse de recherches biomédicales 2001 de la Société Alzheimer du Canada/AstraZeneca/programme de recherche des IRSC/Rx&D

Cette étude a pour objet d'examiner l'efficacité d'agents antipsychotiques pour réduire les symptômes pathologiques et comportementaux de la maladie d'Alzheimer. Plusieurs expériences sont prévues. L'une d'entre elle consiste à étudier les effets neuroprotecteurs d'antipsychotiques atypiques dans des modèles in vitro. On pose pour hypothèse que ces antipsychotiques freinent la mort cellulaire induite par le stress oxydatif créé en traitant les cellules avec du peroxyde d'hydrogène et des fragments de protéine bêta-amyloïde. Les marqueurs morphologiques de l'apoptose et de la nécrose seront identifiés, et les effets de l'olanzapine, un médicament antipsychotique, sur les marqueurs cellulaires de l'apoptose et de l'antiapoptose seront étudiés. Enfin, les effets de l'olanzapine seront étudiés sur un modèle de souris transgénique en mesurant le rendement de la mémoire à l'aide de la piscine de Morris et, après le sacrifice, en effectuant une analyse histologique et une étude de l'expression génétique des marqueurs apoptotiques.

Étant donné l'usage croissant des antipsychotiques atypiques dans la gestion du comportement des personnes ayant la maladie d'Alzheimer, surtout aux stades les plus avancés, cette étude pourrait révéler que ces médicaments ont des effets neuroprotecteurs chez les personnes qui courent le risque de développer la maladie d'Alzheimer. L'usage clinique de l'olanzapine est limité dans la maladie d'Alzheimer en raison de ses effets secondaires anticholinergiques, qui peuvent causer de la confusion chez certaines personnes. Cependant, des données sur l'action neurobiologique de ces médicaments seraient précieuses en vue de déterminer leur usage potentiel non seulement pour les psychoses primaires, mais également pour les troubles neurodégénératifs.

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Bourses de doctorat

Ted Allison
Superviseur : Dr Craig W. Hawryshyn
Université de Victoria, Victoria (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 19 530 $

La rétine de truite arc-en-ciel comme modèle unique d'apoptose neuronale

Cette étude pose l'hypothèse selon laquelle un dérèglement de la réception de facteurs mitogéniques (de croissance) entraîne la mort cellulaire dans la maladie d'Alzheimer. Cette hypothèse sera évaluée au moyen d'un nouveau modèle de mort de cellules nerveuses, la disparition des cônes sensibles aux rayons ultraviolets (UV-) dans la rétine de la truite arc-en-ciel après traitement à l'hormone thyroïdienne. Ce modèle comporte plusieurs avantages; ainsi, il permet d'étudier les événements qui précèdent la mort des cellules nerveuses. Ce modèle a nécessité l'élaboration des éléments suivants : a) marqueurs d'hybridation in situ de photorécepteurs afin de déterminer leur devenir; b) anticorps permettant de marquer de façon durable les cônes sensibles aux ultraviolets; c) technique électrophysiologique visant à retracer les étapes de développement chez la personne; d) mécanismes de signalisation de l'hormone thyroïdienne; e) outils d'examen de la prolifération cellulaire pendant le traitement hormonal. Cette étude a pour but d'utiliser ce modèle en vue d'approfondir le processus de mort cellulaire en général et d'appliquer ces nouvelles connaissances au processus de mort cellulaire dans la maladie d'Alzheimer.

Catherine Burton
Superviseure : Dre Esther Strauss
Université de Victoria, Victoria (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Les effets de l'incohérence sur l'état fonctionnel des personnes ayant la maladie d'Alzheimer

Les personnes ayant la maladie d'Alzheimer présentent un rendement variable aux tâches cognitives et physiques, même à court intervalle. Cette incohérence est associée à un fonctionnement global médiocre, du fait que ces personnes sont également plus susceptibles de faire des erreurs et de réaliser plus lentement des tâches cognitives ou physiques. Afin d'évaluer ce rendement inégal, les participantes et participants subiront des tests comportementaux et cognitifs hebdomadaires. Leur état fonctionnel sera évalué selon une mesure fondée sur le rendement et grâce à un questionnaire normalisé que le conjoint ou le soignant sera invité à remplir.

Cette étude vise à examiner le lien entre ce rendement cognitif et physique inégal chez les personnes ayant la maladie d'Alzheimer et leur capacité de se livrer aux activités nécessaires dans la vie quotidienne. Étant donné l'importance de la capacité cognitive et physique pour déterminer l'état fonctionnel, il est prévu que ce rendement inégal sera associé à une capacité fonctionnelle réduite. L'étude permettra également de déterminer si un rendement inégal pourrait contribuer à dépister les personnes ayant la maladie d'Alzheimer qui ont des problèmes de capacité fonctionnelle et, si c'est le cas, d'établir si cette caractéristique se retrouve chez toutes les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou uniquement chez un sous-groupe d'entre elles.

Luisa Cameli
Superviseure : Dre Natalie Phillips
Université Concordia, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Grammaire et lexique en langue maternelle et en langue seconde : preuve de double dissociation entre la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson

De nombreuses personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer parlent plus d'une langue. En déterminant l'effet de la maladie d'Alzheimer sur la langue maternelle (Ll) et la langue seconde (L2), il serait probablement possible d'améliorer la qualité des services et des soins fournis à ces personnes. Des études donnent à penser que la maladie d'Alzheimer a des conséquences plus graves pour la L2 que pour la Ll, mais aucune étude empirique n'a porté jusqu'à présent sur le lien entre la mémoire et la capacité linguistique des personnes bilingues ayant la maladie d'Alzheimer. On a convenu que 1) le lexique de la Ll et de la L2, ainsi que la grammaire de la L2, dépendent de la mémoire propositionnelle (mémoire consciente de faits précis) et, par conséquent, des structures du lobe temporal médian (LTM); 2) la grammaire de la Ll est traitée par la mémoire procédurale (compétences et habitudes), et dépend donc des circuits des noyaux gris centraux. Cette étude a pour objectif de déterminer la dissociation entre le lexique et la grammaire chez des personnes bilingues ayant la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Nous choisirons des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer qui présentent une anomie et une démence légère (reflétant une atteinte du LTM) et des personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui présentent une hypokinésie (reflétant une atteinte du noyau caudé). Chaque groupe de patients sera associé à un groupe témoin distinct. Tous les participants seront des personnes bilingues anglais-français qui répondent à des critères stricts concernant l'acquisition de la L2, et la moitié des participants de chaque groupe auront l'anglais pour L1. La mémoire propositionnelle et la mémoire procédurale seront évaluées en ce qui concerne la perception visuelle et les aptitudes verbales. Les compétences linguistiques seront évaluées au regard du discours libre, d'un test de production de verbes au passé et de deux subtests du Test de l'aphasie chez les bilingues (TAB). Le test de production de verbes au passé en anglais s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle le passé des verbes réguliers se forme en ajoutant le suffixe « ed » (par exemple, « to walk » donne « walked »), alors que le passé des verbes irréguliers doit être récupéré dans la mémoire propositionnelle (p. ex., « woke »).

Dans la L1, on s'attend à ce que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer présentent une déficience dans la production de verbes irréguliers au passé, et que celles ayant la maladie de Parkinson aient une déficience dans la production de verbes réguliers au passé. Dans la L2, les personnes ayant la maladie d'Alzheimer devraient présenter une déficience dans la production de verbes réguliers et irréguliers au passé, car dans la L2, tant le lexique que la grammaire dépendent de la mémoire propositionnelle. Comme les personnes ayant la maladie de Parkinson ont une mémoire propositionnelle intacte, on ne s'attend pas à ce qu'elles présentent une déficience en L2. Les subtests de la compréhension syntaxique (CS) et des synonymes-antonymes (SA) du TAB complètent le test de production de verbes au passé en évaluant respectivement la compréhension de la grammaire et la compréhension du lexique. Les personnes ayant la maladie d'Alzheimer devraient obtenir de bons résultats en CS dans la L1 mais non dans la L2 (car la grammaire de la L1 repose sur la mémoire procédurale et celle de la L2 sur la mémoire propositionnelle), et devraient montrer une déficience au test des SA dans la L1 et la L2. Les personnes ayant la maladie de Parkinson, qui ont une déficience de la mémoire procédurale, devraient présenter une déficience sélective au test de CS, uniquement dans la L1. Pour valider le lien entre la mémoire et les compétences linguistiques, il devrait y avoir une corrélation entre les mesures de la mémoire propositionnelle et le rendement linguistique du groupe des personnes ayant la maladie d'Alzheimer uniquement, ainsi qu'entre les mesures de la mémoire procédurale et le rendement linguistique du groupe des personnes ayant la maladie de Parkinson uniquement. Ces résultats pourraient expliquer la tendance des personnes ayant la maladie d'Alzheimer à revenir vers la L1 dans un contexte où la L2 est employée.

Dara Dickstein
Superviseur : Dr Wilfred Jefferies
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 19 530 $

Rôle de la microglie et de p97 dans la maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est un trouble du système nerveux central qui entraîne une perte progressive de la mémoire et des facultés cognitives. Elle s'accompagne de la formation dans le cerveau de plaques composées surtout de protéine bêta-amyloïde, mais aussi d'autres dépôts de protéines telles que les enchevêtrements neurofibrillaires. En outre, on relève une inflammation intense dans les zones où se trouvent les plaques amyloïdes. Cette inflammation est assistée par les microglies, cellules immunitaires présentes dans le cerveau. Une fois activées, les microglies se concentrent dans les zones comportant des dépôts bêta-amyloïdes, où elles s'infiltrent dans les plaques. On ne sait pas si ces microglies activées sont à la source des plaques bêta-amyloïdes ou si elles en sont le résultat. Notre laboratoire a montré que des microglies activées associées aux plaques expriment de la mélanotransferrine, également connue sous le nom de p97, qui fait partie du groupe des protéines qui lient le fer. En plus de se trouver dans les microglies, la p97 se retrouve en forte concentration, d'après nos constatations, dans le sérum et le liquide céphalorachidien des personnes ayant la maladie d'Alzheimer. Comme les métaux ont été impliqués dans la formation de plaques amyloïdes et qu'on sait que la p97 lie le fer et d'autres métaux comme le cuivre et l'aluminium, la p97 pourrait représenter un marqueur diagnostique utile pour la maladie d'Alzheimer.

Afin d'examiner le rôle des microglies dans la formation de plaques, nous utiliserons des souris transgéniques (Tg2576) homozygotes pour le gène CSF-1, et qui n'ont pas de microglies, et hétérozygotes pour le gène précurseur de la protéine amyloïde humaine. Les cerveaux de ces souris et de souris témoins seront analysés à des âges différents afin de déterminer la présence de plaques et de microglies. Afin d'évaluer la p97 comme biomarqueur pour la maladie d'Alzheimer, du sérum sera prélevé des souris Tg2576 et des souris témoins tous les mois pendant 12 mois. La prochaine étape consistera à déterminer si les microglies activées expriment de la p97. La démonstration d'un lien entre les microglies activées et une expression accrue de la p97 représenterait un progrès important dans la compréhension du mécanisme de formation des plaques et aurait une incidence sur l'élaboration de traitements.

Patricia Ebert
Superviseure : Dre Holly Tuokko
Université de Victoria, Victoria (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Prédicteurs psychosociaux de réussite à la suite d'une intervention visant l'étude de la mémoire chez des participants âgés
Bénéficiaire de la bourse Joey's Only Seafood Restaurant

Des programmes d'éducation et d'intervention mnésique ont été élaborés pour aider les personnes âgées à mieux comprendre les changements dans le fonctionnement de la mémoire qui sont reliés à l'âge et composer avec eux. En outre, des programmes semblables ont été élaborés pour aider les personnes âgées atteintes de démence (p. ex., la maladie d'Alzheimer) et leurs soignants à s'adapter aux problèmes de mémoire évolutifs qui accompagnent la démence.

Bien que l'on ait démontré que ces programmes sont bénéfiques pour la plupart des adultes âgés, tous n'y réagissent pas de la même façon, et certaines personnes semblent n'en tirer aucun avantage. Récemment, le rôle de la démence, des déficiences cognitives et du fonctionnement actuel de la mémoire a été étudié afin de mieux comprendre pourquoi certains adultes âgés bénéficient de ces programmes et d'autres pas. Cependant, peu d'études ont été menées jusqu'à présent pour déterminer l'incidence de facteurs psychosociaux tels que les traits de la personnalité, les capacités d'adaptation actuelles et le fonctionnement affectif sur les interventions mnésiques chez les personnes âgées. Cette étude portera sur le rôle de ces facteurs chez les personnes qui bénéficient ou non des programmes d'intervention mnésique. Une meilleure compréhension de ces facteurs nous permettra d'approfondir notre connaissance du fonctionnement de la mémoire chez les personnes âgées et des troubles de la mémoire associés à la démence, et mènera à l'élaboration de programmes améliorés d'intervention mnésique.

Mme Sonia Franciosi
Superviseur; Dr James M. Mclarnon NOUVEAU
Université de la Colombie-Britannique
Vancouver (Colombie-Britannique) 2001-2003

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

Signalisation intracellulaire et réponses fonctionnelles induites par la protéine bêta-amyloïde dans des microglies humaines en culture

La maladie d'Alzheimer est un trouble dégénératif caractérisé par la démence et associé à la présence de plaques extracellulaires contenant des protéines bêta-amyloïdes (Ab), d'enchevêtrements neurofibrillaires intraneuronaux, d'une inflammation du cerveau et de mort de cellules nerveuses. On a constaté que lorsqu'elles sont en grand nombre, les microglies, cellules immunitaires du système nerveux central, réagissent avec le tissu cérébral des personnes ayant la maladie d'Alzheimer, et notamment avec les plaques névritiques. L'activation des microglies est associée à la phagocytose, à la libération de diverses molécules de signalisation et à l'intensification subséquente de la réaction immunitaire, qui contribuent de façon importante à l'immunopathologie de la maladie d'Alzheimer. Selon des indications, il semble que les microglies favorisent la destruction des plaques Ab par phagocytose, mais qu'elles n'y parviennent pas en raison de la taille de ces plaques; ce faisant, elles causent une neurotoxicité par la libération de substances cytotoxiques comme des protéases. L'étude proposée a pour but de caractériser les mécanismes cellulaires qui interviennent dans les réactions immunitaires microgliales dans la maladie d'Alzheimer. Cette caractérisation comprendra une analyse de la façon dont des stimulus pertinents dans la maladie d'Alzheimer activent les microglies, les processus fonctionnels des microglies après administration de ces stimulus et les voies de signalisation qui relient cette activation à leurs fonctions cellulaires. La modulation des voies de signalisation intracellulaires associées à l'activation des microglies dans la maladie d'Alzheimer aurait un effet thérapeutique sur l'évolution de cette maladie. Nous posons pour hypothèse que les changements dans la concentration intracellulaire de Ca2+ [Ca2+]i et dans les expressions des canaux des membranes induits par l'Ab interviennent dans l'activation des microglies et le traitement des signaux qui s'y produit. L'Ab sera perfusé rapidement dans des microglies humaines, et les changements dans les [Ca2+]i et les courants membranaires seront consignés sur une période de 24 heures. Les travaux à long terme pourraient comprendre l'étude de la réponse à des stimulus de microglies incubées en présence d'Ab pendant de longues périodes. Cette étude revêt une grande importance dans la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer. La modification des voies de signalisation intracellulaires par stimulation au moyen d'activateurs des microglies comme l'Ab inhiberait la production de neurotoxines et, ainsi, contribuerait à l'élaboration de thérapies possibles pour la maladie d'Alzheimer.

Sophie Gaudreault
Superviseur : Dr Judes Poirier
Instituts de recherche en santé du Canada, Québec

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Caractérisation des niveaux d'expression et des effets de la cavéoline au cours du processus de synaptogénèse et impact d'une modulation de son expression dans la LTP

Cette étude proposée porte sur la cavéoline, une protéine qui serait associée aux pertes de mémoire accompagnant la maladie d'Alzheimer. La cavéoline inhibe la phospholipase A2 (PLA2), un enzyme, ce qui contribue à favoriser la potentialisation à long terme dans l'hippocampe, processus jugé essentiel à la mémoire à long terme. L'étude s'appuiera sur une démarche multidisciplinaire pour élucider les liens entre l'expression de la cavéoline, la teneur en PLA2, la dégénérescence neuronale, l'apprentissage et la mémoire. Les résultats contribueront à la compréhension des mécanismes fondamentaux qui sous-tendent l'apparition de la maladie d'Alzheimer et son évolution, surtout à ses premiers stades.

Sandeep Gill
Superviseure : Dre Jane Rylett
The John P. Robarts Institute, London (Ontario)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Caractérisation de la fonction et du mécanisme nucléaire de la choline acétyltransférase 82kDA

La corrélation entre une baisse de l'activité de la choline acétyltransférase (ChAT) ainsi que l'apparition et l'évolution de la maladie d'Alzheimer est bien connue. La ChAT se retrouve dans les neurones cholinergiques, où elle catalyse la réaction entre l'acétyl-CoA et la choline pour synthétiser l'acétylcholine, un neurotransmetteur. Outre la ChAT cytosolique de 69 kDa (N-ChAT) présente dans les neurones eucaryotes, il y a une autre isoforme nucléaire de 82 kDa de la ChAT (M-ChAT) que l'on trouve uniquement dans les neurones cholinergiques humains. Cette nouvelle isoforme enzymatique humaine contient également un signal de localisation nucléaire (NLS) qui cause la translocation de la ChAT de 82 kDa dans le noyau. Cette étude a pour objectif de caractériser la fonction nucléaire de la ChAT de 82 kDa en s'appuyant sur quatre grandes hypothèses : 1) la ChAT de 82 kDa est une protéine de transport nucléaire; 2) la ChAT de 82 kDa est une protéine de liaison à l'ADN; 3) la ChAT de 82 kDa peut modifier l'expression phénotypique des neurones ou autres cellules; 4) la ChAT de 82 kDa acétyle des substrats nucléaires alternatifs.

En déterminant l'importance de la fonction nucléaire de la ChAT de 82 kDa, il sera possible d'élucider le mécanisme et la fonction biochimiques de la ChAT et de mieux comprendre son rôle dans la maladie d'Alzheimer.

Meredith Kierstead
Superviseure : Dr J. McLaurin
Université de Toronto, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Maladie d'Alzheimer : interactions entre l'inositol et les protéines bêta-amyloïdes
Bénéficiaire de la bourse d'études doctorales Anne et Lauren Hansman

Cette étude proposée consiste à explorer des stratégies thérapeutiques permettant d'entraver l'interaction de la protéine bêta-amyloïde (Ab) avec des molécules auxiliaires et de freiner l'évolution de la maladie d'Alzheimer.

Selon des découvertes récentes, l'extrémité carboxylique de la protéine Ab intervient dans la formation et la stabilisation de fibres Ab. Les phospholipides acides et les acides gras jouent un rôle important dans ce processus. L'hypothèse serait que le myo-inositol, qui est dépourvu de groupes phosphate, pourrait entraver l'interaction de la protéine Ab avec ces molécules qui favorisent la formation de fibres. De même, on a découvert que deux autres isomères de l'inositol, l'épi-inositol et le scyllo-inositol, jouent un rôle dans l'atténuation de la neurotoxicité induite par la protéine Ab. Par conséquent, un traitement au moyen de l'un ou l'autre de ces isomères pourrait donner lieu à une inhibition ou à une diminution plus forte de la toxicité de la protéine Ab ou des dépôts amyloïdes in vivo. Dans ce projet, de l'épi-inositol et du scyllo- inositol seront administrés à des souris dans leur eau de boisson et par gavage. Des études comportementales détermineront leur effet sur la détérioration de leur mémoire, et leur tissu cérébral sera analysé pour vérifier l'altération éventuelle des propriétés biochimiques et histologiques. En outre, la quantité de protéine Ab présente dans le cerveau et dans le système nerveux périphérique sera mesurée pour tous les stéréoisomères de l'inositol. Il sera ainsi possible de déterminer la clairance de la protéine Ab du cerveau vers le système nerveux périphérique, éclairant ainsi le mécanisme de clairance de la protéine Ab. On pourra également déterminer les effets secondaires possibles des traitements à l'inositol. Pareilles études contribueront à élucider les voies biochimiques de l'accumulation et de la clairance de la protéine Ab et à favoriser le progrès des démarches thérapeutiques, non seulement pour la maladie d'Alzheimer, mais peut-être aussi pour d'autres maladies amyloïdogéniques.

Mme Jennifer D. Klages
Superviseur; Dr John Fisk
Université Dalhousie
Halifax (Nouvelle-Écosse)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

Le rôle de la spectroscopie à résonance magnétique à protons dans la différenciation des sous-types de démence

Les marqueurs biologiques jouent un rôle important dans le dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer car ils contribuent à distinguer cette maladie des autres formes de démence et des déficiences cognitives légères qui peuvent aboutir à la démence. Cette étude a pour but de distinguer les personnes âgées qui en sont aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer de celles qui ont une déficience cognitive d'origine vasculaire, au moyen de marqueurs biologiques et comportementaux. Le marqueur biologique sera des anomalies métaboliques qui précèdent les changements structurels dans certaines régions du cerveau, qui seront décelées par spectroscopie par résonance magnétique protonique (RMP). Les marqueurs comportementaux seront des tests neuropsychologiques de la mémoire, des compétences linguistiques, des aptitudes spatiales et des fonctions exécutives. Le lien entre les anomalies relevées par RMP et les mesures neuropsychologiques sera également étudié. Les patients qui répondent aux critères diagnostiques de la démence vasculaire, de la déficience cognitive légère ou de la maladie d'Alzheimer légère (d'après le DSM-IV) seront identifiés au moyen d'une évaluation cognitive et fonctionnelle normalisée et d'un tomodensitogramme. Des études par RMP ont relevé une baisse importante du N-acétyl-aspertate (NAA) chez les personnes ayant une maladie d'Alzheimer légère ou modérée par rapport aux témoins, tant dans la matière grise (région temporale) que dans la substance blanche (région frontale). Fait intéressant, cette baisse a été observée même chez les patients qui ne présentent aucune atrophie cérébrale notable ni réduction du débit sanguin cérébral selon la tomographie par émission de positrons, ce qui donne à penser que le NAA pourrait être un marqueur révélateur de pathologie cellulaire. On a également constaté une corrélation significative entre une baisse du NAA et un dysfonctionnement cognitif chez les personnes ayant la maladie d'Alzheimer. Cette constatation est d'importance primordiale compte tenu que le NAA ne semble pas fluctuer au cours du vieillissement normal. Depuis les progrès réalisés récemment dans les stratégies de traitement et de prévention de la maladie d'Alzheimer et de la démence vasculaire (p. ex., inhibiteurs de la cholinestérase, réduction des risques vasculaires), une définition plus précise des cas est essentielle pour les études futures et pour dispenser des soins à ces populations.

Pia Kontos
Superviseure : Dre Ann Robertson
Université de Toronto, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Étude de l'expérience incarnée de la maladie d'Alzheimer

La compréhension actuelle de la maladie d'Alzheimer repose surtout sur des travaux de recherche menés en neurobiologie et en neuropsychologie. Cependant, la connaissance de l'expérience subjective de la maladie d'Alzheimer est beaucoup moins développée. Cette situation a été attribuée à l'hypothèse voulant que les déficiences cognitives aboutissent à une perte de son individualité, et qu'il n'existe aucun état subjectif à étudier. La plus grande partie de la documentation sur la maladie d'Alzheimer soutient que les personnes ayant la démence éprouvent une érosion progressive de leur personnalité, jusqu'à sa disparition complète. L'étude proposée remet en cause ce point de vue en examinant le vécu de personnes ayant la maladie d'Alzheimer selon un cadre axé sur la « mémoire corporelle », dans lequel le corps jouerait un rôle important dans la perception d'individualité.

Au moyen d'une démarche ethnographique, la chercheuse s'intègre dans les activités quotidiennes de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au state moyen ou tardif afin de décrire de façon approfondie leurs expériences de tous les jours. En outre, une démarche phénoménologique sera employée pour observer directement et décrire comment les personnes ayant la maladie d'Alzheimer se servent de leur corps dans leurs interactions avec leur entourage (contact visuel, expressions du visage, gestes, déplacements). En outre, on prendra note des choses qu'elles n'aiment et n'aiment pas (aliments, musique, activités, couleurs), de leur style (manières, cheveux, vêtements, accessoires), de leurs habitudes sociales, de leurs gestes de politesse et de leur étiquette.

Le fruit de cette étude pourrait transformer les politiques de santé et les politiques sociales qui orientent la prestation des soins aux personnes ayant la maladie d'Alzheimer et, partant, améliorer la qualité de vie de ces personnes.

Alain Legault
Superviseure : Dre Francine Ducharme
Université de Montréal, Montréal (Québec)

Nouveau
2002 - 19 530 $

Étude exploratoire du processus d'habilitation des participants à un programme de promotion de la santé mentale destiné aux aidants naturels de personnes âgées en établissement atteintes de démence

Cette étude proposée fait partie d'une grande étude randomisée multicentrique sur un programme de promotion de la santé destiné aux personnes qui prennent soin d'une personne atteinte de démence. Elle s'appuiera sur des indications selon lesquelles la qualité de vie des personnes ayant la maladie d'Alzheimer ou une démence connexe et qui vivent en établissement repose sur les rapports qu'elles entretiennent avec leurs soignants. Les rapports qui minent le sentiment d'habilitation sont défavorables aux pensionnaires; cependant, quelques études établissent un lien entre ce sentiment et la santé générale dans cette population de gens. Cette étude sera axée sur une démarche théorique à base empirique en vue d'explorer le phénomène de l'habilitation dans toute sa diversité, au moyen d'une consignation simultanée des données. Un certain nombre de soignants seront interrogés afin de recueillir des concepts et thèmes clés relativement aux facteurs d'habilitation pour les soignants. Les résultats de cette étude pourraient permettre d'améliorer la qualité des soins et d'élaborer des interventions visant à rehausser le sentiment d'habilitation des pensionnaires.

Mme Penny Maccourt
Superviseure; Dre Holly Tuokko
Université de Victoria
Victoria (Colombie-Britannique)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

Étude comparative de personnes âgées et de professionnels de la santé concernant les soins de longue durée à prodiguer à des personnes âgées vivant seules qui sont essentiellement incapables de prendre des décisions

Les professionnels de la santé ont souvent l'occasion de choisir les soins à long terme à prodiguer aux personnes âgées qui sont essentiellement incapables de prendre des décisions, surtout lorsqu'elles vivent seules et qu'elles sont considérées comme étant « à risque ». Cependant, il n'existe aucun critère objectif normalisé pour évaluer ce risque ou la capacité de vivre seul. Dans le cadre de cette étude, un scénario sera présenté aux participantes et participants. Ce scénario porte sur une femme âgée, Mme Smith, qui vit seule, est « à risque » et souhaite demeurer chez elle. Les répondants ont pour tâche de choisir entre les services communautaires de soutien et les services en établissement pour Mme Smith, selon ce qui, à leur avis, lui conviendrait le mieux compte tenu de la description de sa situation et des fiches de renseignements fournies sur ces deux types de services dans leur région. Les répondants seront ensuite invités à répondre à des questions sur ces décisions afin de révéler les valeurs qui les sous-tendent et de déterminer les circonstances (p. ex., risque perçu, fardeau pour les enfants) dans lesquelles ils pourraient changer d'avis. On leur demandera également de préciser les mesures à prendre si Mme Smith rejette leurs recommandations. Seront étudiées les valeurs suivantes qui sous-tendent la prise de décisions en matière de soins de longue durée pour les personnes âgées qui sont essentiellement incapables de prendre des décisions : paternalisme, humanitarisme, autonomie, interdépendance familiale, perception du risque. L'échantillon sera composé de 80 professionnels de la santé et de 80 personnes âgées vivant dans la collectivité. Chaque répondant recevra une trousse comprenant un questionnaire divisé en trois sections : 1) renseignements démographiques; 2) évaluation des expériences personnelles du répondant auprès des personnes âgées frêles ayant une déficience cognitive et sentiments du répondant au sujet des soins prodigués et des choix en matière de soins de longue durée; 3) le scénario sur Mme Smith, avec des questions demandant aux répondants de choisir parmi les soins en établissement et les services communautaires de soutien. Cette étude a pour objectif d'améliorer les soins de longue durée pour les personnes âgées qui sont essentiellement incapables de prendre des décisions en s'assurant qu'elles vivent dans un milieu approprié.

M. Sharon Moalem
Superviseure; Dre Maire Percy
Université de Toronto
Toronto (Ontario)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

L'hémochromatose et la maladie d'Alzheimer

L'hémochromatose est un trouble du métabolisme du fer qui entraîne une accumulation excessive de fer alimentaire dans plusieurs organes, qui sont atteints par des radicaux libres et par un stress oxydatif. L'implication des ions métalliques dans la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer demeure controversée, car on croit que le cerveau est protégé contre les excès de fer. Or, de nouvelles indications donnent à penser que les ions métalliques tels que ceux du fer pourraient effectivement intervenir dans la maladie d'Alzheimer. Cette étude s'appuie sur les constatations d'une étude de plus grande envergure pour déterminer la fréquence des deux mutations courantes donnant lieu à l'hémochromatose (C282Y et H63D) dans un groupe nombreux de patients bien caractérisés atteints probablement de maladie d'Alzheimer sporadique (N=100), d'un groupe de patients atteints de démence vasculaire (N=100) et de personnes en santé du même âge et de même sexe (N=100). Bien qu'il reste à déterminer avec exactitude comment le fer contribue à ces processus, cette étude est importante en ce qu'elle représente la première association génétique avec la maladie d'Alzheimer pour laquelle il existe déjà des démarches thérapeutiques prometteuses. Certaines de ces démarches consistent à contrôler la teneur en fer chez les personnes considérées comme étant à risque d'après des tests génétiques et hématologiques et traitées en conséquence. Les traitements pourraient comprendre notamment une phlébotomie ou encore la chélation au moyen de substances telles que la déferrioxamine. On croit que la mutation génétique qui cause l'hémochromatose est la plus courante en Amérique du Nord, et les dommages causés par un excès de fer ne peuvent être évités que grâce au dépistage précoce des personnes à risque. Le but de l'étude, qui consiste à élucider le rôle des mutations associées à l'hémochromatose génétique dans la maladie d'Alzheimer et la démence vasculaire, revêt donc une importance clinique capitale.

Tia Moffat
Superviseure : Dre Steffany Bennett
Université d'Ottawa, Ottawa (Ontario)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Mécanismes moléculaires de la signalisation transmise par le récepteur du PAF qui contribuent à la neuropathologie typique de la maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui se caractérise par l'apoptose neuronale (mort cellulaire). L'inflammation cérébrale entraîne une hausse de la concentration de molécules comme le facteur d'activation des plaquettes (PAF) qui peuvent provoquer directement cette apoptose. Le récepteur de PAF (PAFR-GPCR) se trouve dans de nombreux neurones, et pourrait déclencher le signal d'apoptose induit par le PAF. Cependant, des données récentes donnent à penser que la signalisation que permet le PAF est plus complexe que prévu, car des neurones de rat exposés au PAF ont subi une apoptose qui semblait avoir été provoquée par le récepteur, mais en l'absence de PAFR-GPCR. En outre, des expériences de transfection ont montré que l'expression de PAFR-GPCR empêchait l'apoptose neuronale provoquée par le PAF. Cela pourrait laisser croire qu'il existe une nouvelle protéine de liaison au PAF qui pourrait déclencher l'apoptose, et que le PAFR-GPCR pourrait favoriser la survie des cellules. L'enzyme GSK-3f3 peut faciliter l'apoptose lors qu'il est phosphorylé sur la tyrosine, et peut au contraire favoriser la survie des cellules lorsqu'il est phosphorylé sur la sérine. Cette étude vérifiera l'hypothèse selon laquelle le PAF induit l'apoptose neuronale par une voie qui favorise la phosphorylation du GSK-3f3 sur la tyrosine et déterminera si la neurotoxicité du PAF est liée à la pathologie de la maladie d'Alzheimer.

Kevin Peters
Superviseurs : Dr Peter Graf et Dre Sherri Hayden
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Division en sous-groupes neuropsychologiques des personnes ayant une déficience cognitive qui ne sont pas atteintes de démence

Cette étude a pour objectif général d'identifier des prédicteurs précoces de la démence. L'un de ses objectifs spécifiques consiste à déterminer s'il existe des sous-groupes de personnes présentant des profils particuliers de rendement aux tests neuropsychologiques au sein d'un groupe nombreux de patients ayant une déficience cognitive sans démence. Un objectif secondaire de l'étude consiste à déterminer si ces profils permettent de prédire l'issue (démence ou pas de démence) et la progression de la maladie (graduelle ou rapide).

L'étude consistera à examiner des données tirées de tests neuropsychologiques administrés à un groupe nombreux de patients ayant une déficience cognitive sans démence qui participent à une étude longitudinale menée à huit emplacements différents au Canada. Des analyses typologiques seront effectuées pour déterminer s'il existe des sous-groupes de ces patients dont chacun pourrait être caractérisé par son propre profil neuropsychologique. La deuxième étape de l'analyse portera sur les données recueillies au moyen de tests administrés lors de deux visites annuelles subséquentes, en vue d'atteindre l'objectif secondaire. Des analyses de régression seront menées pour déterminer si les profils de résultats aux tests neuropsychologiques permettent de prévoir l'évolution des patients ayant une déficience cognitive sans démence.

Mme Jacinthe Savard
Superviseure ; Dre Nicole LeDuc
Université de Montréal
Montréal (Québec)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

L'utilisation des services des centres de jour par les personnes atteintes de démence et leurs aidants

Ce projet consiste à étudier ce qui fait l'efficacité des programmes de jour pour adultes destinés aux personnes ayant la maladie d'Alzheimer et à leurs soignants. Tous les programmes de jour offerts au Québec seront analysés afin de déterminer les types et la fréquence des activités offertes, les services de soutien fournis et la formation donnée au personnel. Quatre de ces programmes seront examinés en profondeur. Deux programmes « très fréquentés » seront comparés à deux programmes « peu fréquentés » afin de mieux comprendre les caractéristiques des programmes fructueux, selon le point de vue de la clientèle. Les résultats de cette étude permettront d'éclairer l'élaboration de nouveaux programmes de jour et la modification des programmes existants.

Deborah Siegal
Superviseurs : DrDavid Westaway et Dr Howard Mount
Université de Toronto, Toronto (Ontario)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Thérapie au NGF et thérapie cholinomimétique dans un modèle de souris de la maladie d'Alzheimer

La perte de neurones cholinergiques du cerveau antérieur basal représente une caractéristique éloquente de la maladie d'Alzheimer. Comme ces neurones sont sensibles au facteur de croissance du nerf (NGF), ce dernier pourrait avoir des effets neuroprotecteurs sur les neurones cholinergiques du cerveau antérieur basal des personnes ayant la maladie d'Alzheimer. Cependant, les connaissances actuelles sur les effets bénéfiques du NGF proviennent de paradigmes expérimentaux qui ne reproduisent pas les changements biochimiques et l'évolution lente de la neuropathologie de la maladie d'Alzheimer. En outre, des données in vitro portent à croire que la hausse de concentration de NGF dans le cerveau des personnes atteintes pourrait, au contraire, causer des dommages neuronaux par interaction avec son récepteur p75.

Cette étude a pour but de déterminer l'utilité de suppléments de NGF compte tenu des effets toxiques que provoque l'interaction du NGF et de son récepteur p75. Elle examinera le comportement, la survie des neurones, le dépôt de protéine bêta-amyloïde et la neuropathologie dans un modèle de souris transgénique présentant une pathologie de maladie d'Alzheimer (souris TgCRND8) et exprimant une forme mutante de la protéine précurseur amyloïde humaine (APP). Ces souris, qui expriment les caractéristiques comportementales et neuropathologiques de la maladie d'Alzheimer, seront croisées avec des souris modifiées génétiquement pour exprimer le NGF en la présence ou l'absence de son récepteur P75. Outre ces études in vivo, des études de survie neuronale seront également effectuées sur des neurones en culture. Cette étude pourrait aboutir à une démarche nouvelle permettant à la fois l'amélioration des symptômes par un accroissement de l'activité cholinergique et la neuroprotection par les effets trophiques du NGF.

Lianne Stanford
Superviseur : Dr Richard Brown
Université Dalhousie, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Nouveau
2002 - 19 530 $
2003 - 19 530 $

Élaboration de tests normalisés de capacité cognitive chez des souris invalidées et mutantes
Bénéficiaire de la bourse d'études doctorales 2002 du Dr et Mme Albert Spatz

L'un des principaux objectifs de ce projet consiste à élaborer une batterie de tests normalisés des aptitudes cognitives pour des souris ayant le gène k.o. et des souris mutantes. Un autre objectif est de mettre à l'essai des substances dont ont pense qu'elles pourraient améliorer les fonctions cognitives afin de déterminer les aspects de l'apprentissage et de la mémoire qui sont rehaussés. Grâce à l'élaboration de tests normalisés d'analyse comportementale concernant l'apprentissage et la mémoire, il est possible d'établir une corrélation entre les observations comportementales et les substrats nerveux. En établissant un lien entre des aspects de l'apprentissage et de la mémoire et des substrats nerveux, il est possible de vérifier l'efficacité de médicaments conçus pour améliorer l'apprentissage et la mémoire. Après les tests comportementaux, les souris seront perfusées et leur cerveau sera analysé afin de déceler des variations dans la concentration d'acétylcholine et des différences morphologiques. En utilisant à la fois des techniques comportementales et des techniques traditionnelles de neuroscience, on peut évaluer des modèles transgéniques de la maladie d'Alzheimer et déterminer les avantages de renforceurs cognitifs.

M. Kevin Woo
Superviseur; Dr Joel Katz
Université de Toronto
Toronto (Ontario)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

La douleur ressentie par les patients atteints de démence lors des changements de pansements
Lauréat de la bourse de doctorat de 2001 du Dr et de Mme Albert Spatz

La douleur est l'une des principales préoccupations des personnes ayant la maladie d'Alzheimer ou une démence connexe. Ces personnes éprouvent des douleurs chroniques ayant une variété de causes, notamment les ulcères veineux, artériels et de pression, ainsi que la pression causée lors des changements de pansements. La douleur persistante a été associée à la mauvaise humeur, à une baisse des activités quotidiennes, à des troubles du sommeil et à l'isolement social chez les personnes âgées. D'autres recherches s'imposent pour améliorer la qualité des soins prodigués aux personnes atteintes de démence en soulageant la douleur et les souffrances qu'elles éprouvent. Cette étude sera la première étude sur échantillon aléatoire et contrôlé qui portera sur la douleur chez les personnes atteintes de démence. L'auto-évaluation et les comportements associés à la douleur permettront d'évaluer l'efficacité de l'acétaminophène et de 30 mg de codéine pour soulager les douleurs au niveau des plaies lors du changement de pansements au sein d'un groupe nombreux de personnes âgées admises dans des unités de soins en établissement d'un hôpital de soins actifs. Des patients ayant une plaie ouverte pendant plus d'une semaine seront recrutés. Deux groupes composés de personnes présentant un fonctionnement cognitif semblable et éprouvant des douleurs de la même gravité seront constitués; l'un recevra le médicament et l'autre un placebo. Le principal résultat escompté est que les personnes atteintes d'une déficience cognitive réagiront différemment aux effets analgésiques du médicament. La modification éventuelle de la dose et le travail de suivi reposeront sur la réaction au traitement et sur les effets du médicament. L'objectif à long terme consiste à établir un profil de l'évolution de la douleur chez les personnes atteintes de démence en vue de réduire leurs souffrances et d'améliorer les soins qui leur sont prodigués.

Mme Yan Zhang
Superviseure; Dre Andrea LeBlanc
Institut de recherche médicale Lady Davis
Montréal (Québec)

En Cours
2001 - 19 530 $
2002 - 19 530 $

Inhibition de l'apoptose neuronale dans la maladie d'Alzheimer

Le dysfonctionnement et la perte de neurones sont des signes éloquents de la maladie d'Alzheimer. On croit que l'apoptose est liée au mécanisme de perte neuronale progressive de la maladie d'Alzheimer. Depuis quelque temps, les caspases, un groupe de protéases à cystéines, retiennent beaucoup d'attention en raison de leur rôle dans la perte de neurones dans la maladie d'Alzheimer. La microinjection directe de caspase-6 recombinée active dans les neurones humains induit une apoptose prolongée et sélective en fonction du temps écoulé et de la dose administrée, ce qui est conforme à la nature progressive de la maladie d'Alzheimer; ces caspases pourraient être impliquées dans la perte de neurones et la formation de plaques amyloïdes dans cette maladie. En outre, des doses sublétales de caspase-6 rendent les neurones plus vulnérables au stress oxydatif, qui pourrait être une cause majeure de dommages neuronaux dans le cerveau des personnes âgées. L'étude proposée a pour objectif de déterminer si la caspase-6 et le stress oxydatif sont impliqués dans l'apoptose neuronale chez l'être humain et, le cas échéant, de déterminer les mécanismes qui régulent cette implication. Elle consistera à 1) recenser des inhibiteurs de la caspase-6 dans une bibliothèque d'ADNc d'astrocytes humains; 2) à recenser des antioxydants dans une bibliothèque d'ADNc de neurones humains au moyen d'une épreuve fonctionnelle à la levure. L'ADNc de neurones humains sera cloné en aval d'un promoteur inductible par le galactose dans des cellules de levure. Ainsi, l'expression de l'ADNc est régie par le traitement du galactose ou du glucose. Enfin, le potentiel inhibiteur dans les neurones humains sera confirmé par l'examen de l'apoptose dans des neurones ayant reçu l'ADNc protecteur par microinjection. Ces expériences pourraient aboutir à l'identification d'inhibiteurs de la mort neuronale chez l'être humain causée par la caspase-t et le stress oxydatif, et se révéler utiles sur le plan théorique et pratique en vue d'améliorer le traitement de la maladie d'Alzheimer en inhibant la perte de neurones.

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