Commentaire du Dr Jack Diamond au sujet de l'étude du Florida Alzheimer's Disease Research Centre sur la caféine comme traitement viable contre la maladie d'Alzheimer
Dans une nouvelle recherche effectuée par le Centre de recherche sur la maladie d'Alzheimer de la Floride (http://hscweb3.hsc.usf.edu/health/now/?p=6700) (en anglais seulement), des chercheurs ont administré de la caféine (l'équivalent de cinq tasses par jour chez l'humain) à des souris génétiquement modifiées pour qu'elles développent des symptômes de l'Alzheimer analogues à ceux de l'humain. Leurs résultats ont révélé que le cerveau et le sang de ces souris modèles comptaient, comme les humains, un taux anormalement élevé de protéine bêta-amyloïde, laquelle est en grande partie responsable de la perte de mémoire et des déficiences mentales des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Chez les souris atteintes d'Alzheimer traitées par la caféine, les résultats ont fait voir un taux de protéine bêta-amyloïde considérablement diminué et rabaissé à un niveau plus normal. Les études ont également révélé que le comportement de ces souris ressemblait à celui des animaux normaux. Un autre résultat intéressant de l'étude est le fait que le même traitement n'a pas amélioré la mémoire ou la capacité de penser des souris normales.
Alors, les personnes manifestant des signes d'Alzheimer devraient-elles boire cinq tasses de café par jour? Le Centre de recherche espère poursuivre ses études sur des humains. Et en raison des risques à la santé que représente la caféine, la Société Alzheimer du Canada recommande d'attendre les résultats des études effectuées auprès des êtres humains. Il faut aussi se rappeler que les résultats constatés chez les souris modèles ne se traduisent pas toujours de la même manière chez les humains, bien qu'il soit possible de reproduire certains effets. Si la caféine peut réduire les symptômes de l'Alzheimer chez l'humain, il nous faudra déterminer si cette amélioration peut compenser les autres effets de la caféine, à savoir l'exacerbation du diabète, la croissance des tumeurs dans l'appareil génital féminin, le risque accru d'accidents vasculaires cérébraux chez les personnes souffrant d'hypertension artérielle et les troubles du sommeil.
Même si les essais sur les humains produisaient de bons résultats, la Société Alzheimer conseille à toute personne chez qui on diagnostique la maladie d'Alzheimer ou une déficience cognitive légère (souvent précurseur de l'Alzheimer) de consulter d'abord son médecin de famille avant d'augmenter sa dose quotidienne de caféine.
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