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Dossier
de presse -- Les personnes aux premiers stades de la
maladie d'Alzheimer prennent la parole
Le
2 janvier 2001
Article
no2
Groupes
d'entraide -- Un « lien vital » pour
les personnes atteintes aux premiers stades de la maladie
d'Alzheimer
« C'était
comme d'ouvrir la porte d'une pièce ensoleillée » mentionne
une membre du groupe d'entraide animé par Phyllis Dyck,
se souvenant de la première fois qu'elle a participé au
groupe pour les personnes aux premiers stades de la maladie
d'Alzheimer. Elle n'avait jamais été en contact avec
d'autres personnes qui comprenaient vraiment ce que c'est
que de vivre avec la maladie d'Alzheimer.
Les
groupes d'entraide pour les aidants existent depuis des
décennies, mais un nombre croissant de groupes d'entraide
pour les hommes et les femmes atteints de la maladie
d'Alzheimer et d'affections connexes voient le jour dans
toutes les régions du Canada.
« Il
y a une nouvelle génération entière de personnes qui
disent : J'ai un problème et j'aimerais en parler. J'ai
besoin d'aide. Je veux y faire face. Je veux m'informer » explique
Phyllis Dyck, animatrice des groupes d'entraide pour
les personnes aux premiers stades de la maladie à la
Société Alzheimer de la Colombie-Britannique.
« Même
les personnes de 80 ans envisagent les choses de cette
façon. Elles sont déterminées à vivre une journée à la
fois et à profiter de la vie. »
Chacun
des membres partage avec le groupe son expérience de
vie et repart avec ce dont il avait besoin.
Pour
Kate Grant, âgée de 59 ans, qui vit dans une cabane en
rondins au Nord de Lakefield, en Ontario, le groupe d'entraide
lui permis de découvrir qu'elle n'était pas seule dans
cette situation.
Pour
Cynthia Williams de Surrey, en C.-B., c'est un endroit
où l'on peut se conseiller mutuellement. Les membres
du groupe d'entraide ont aidé cette femme de 58 ans à prendre
conscience qu'elle devait ralentir le rythme et ne faire
qu'une seule chose à la fois. « Débrancher
le fer à repasser, fermer le four avant de commencer
une autre activité ou répondre au téléphone, ce sont
des idées que nous partageons et que nous apprenons les
uns des autres. »
Pour
Dale Griffith, 64 ans, de Victoria Beach, au Manitoba,
c'est l'occasion de mettre à profit ses années d'expérience
comme infirmière pour réconforter d'autres membres du
groupe. « J'ai seulement tendu la main et
je l'ai touchée. C'est tout ce dont elle avait besoin.
Elle s'est aussitôt calmée. Ce fut un moment magique. »
Et
pour Chris Young, 73 ans, ancien rédacteur en chef d'un
journal d'Ottawa, le groupe d'entraide est le « lien
vital » qui l'aide à profiter du mieux qu'il
peut de la vie. « Les animateurs m'aident à comprendre
la nature de la maladie, les possibilités futures et
la façon de faire face à ce qui m'attend peut-être. »
Les
régions qui n'ont pas de groupes d'entraide pour les
personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer offrent
peut-être des programmes de jour pour adultes qui donnent
l'occasion de socialiser, de poursuivre des passe-temps
et autres intérêts, et de rester actif.
Mabel
Morrow, 70 ans, de Morrisburg, en Ontario, se réjouit
de se rendre au centre de jour, tous les mardis matins. « J'aime
surtout m'y rendre parce qu'on ne reste pas assis à ne
rien faire. Si je ne fais pas une activité, je peux aider
une autre personne. »
La
Société Alzheimer offre des groupes d'entraide pour les
personnes qui en sont aux premiers stades de la maladie
d'Alzheimer dans la plupart des grandes villes canadiennes.
La Société offre aussi de l'écoute téléphonique, des
groupes d'entraide pour les aidants des services de consultation,
de l'information et des programmes tels le Registre national
d'errance Alzheimer qui aide les personnes à retourner
en sécurité à la maison. Les programmes de la Société sont
financés en grande partie par les dons des Canadiens.
Pour
plus de renseignements sur les programmes de la Société Alzheimer
et sur les façons dont vous pouvez aider, communiquez
avec votre société Alzheimer régionale ou visitez le
site Internet de la Société à www.alzheimer.ca.
La
campagne 2001 a été réalisée grâce à la générosité de
nos partenaires clés Pfizer Canada Inc. et Financière
Manuvie, et de nos principaux donateurs Novartis Pharma
Canada inc. et Janssen-Ortho. Inc.
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