Société Alzheimer du Canada : Page d'accueil Cliquez ici pour de plus amples informations
EnglishPage d'accueilPour rejoindre nos bureauxPour envoyer un courriel

Recherche dans le site
Faites un don
Société Alzheimer
La maladie d'Alzheimer
J'ai la maladie d'Alzheimer
Soins Alzheimer
Questions courantes
Suite au diagnostic (famille)
Le quotidien
Soins à distance
vie saine
Comment aider
Aider les enfants
Aider les adolescents
Normes de soins
Comportements difficiles
A l'intention de l'aidant
Lignes directrices sur l'éthique
Soins de longue durée
Soins en phase avancée et en phase terminale
Articles de la Société Alzheimer
D'autres questions ?
Registre Sécu-Retour
Traitement
Recherches scientifiques
Raz-de-marée
Un cerveau en santé
Forums
Espace créatif

Comment vous pouvez aider
Nouvelles et événements
Ressources
Médias
Carte du site

 
 

Soins Alzheimer : Articles de la Société Alzheimer
   
 
Dans cette section :
Introduction
Stress chez les aidants : Dix signes précurseurs
Moi tendu ? Pas vraiment !
Chercher à comprendre
S'adapter
La maladie d'Alzheimer, une épée de Damoclès...
Faire face aux sujets délicats
L'histoire de la famille Mitchell

[L'information dans cette page était courante au moment de son affichage. Pour obtenir de l'information récente sur le même sujet, veuillez visiter les pages à l'intention des aidants.]

[Tiré de notre campagne de sensibilisation sur la maladie d'Alzheimer de janvier 1999]

Une aidante cherche à comprendre

À 23 ans, récemment graduée de l'université, titulaire d'un baccalauréat en géographie, et jeune mariée, Linda Furlini Mulé, de Montréal (Québec), envisageait d'entreprendre une maîtrise et avait bien d'autres projets.

« Je me suis mariée en mai 1979 », dit-elle. « Dès le mois d'août, j'étais chargée de cours et, peu de temps après, j'ai commencé à travailler au commerce de mon père quelques jours par semaine pour lui donner un coup de main. À la longue, j'ai assumé de plus grandes responsabilités au magasin. Je le voyais commettre de nombreuses erreurs et avoir d'étranges réactions. Lentement, j'ai délaissé toutes mes activités et j'ai pris l'affaire en main. »

À 23 ans, Linda commençait un long périple de dix-neuf ans comme aidante auprès d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, et non seulement auprès de son père qui mourût en 1989 après une lutte de dix ans contre la maladie d'Alzheimer. En effet, lors du diagnostic de la maladie chez son père, sa mère commence à manifester des signes et des symptômes subtils de la maladie. « Ma soeur et moi savions que quelque chose n'allait pas, mais les gens de l'extérieur ne voyaient pas cela du même oeil. » Ses symptômes évoluaient beaucoup plus lentement et elle réussissait à bien les dissimuler. Il a fallu cinq ans avant que le diagnostic ne soit également posé pour la mère de Linda. Pendant tout ce temps-là, les gens nous disaient : « Mais non, ça ne peut pas être la même maladie que pour votre père ».

Aujourd'hui, la mère de Linda vit dans un centre d'hébergement. Elle ne parle plus et ouvre à peine les yeux. Elle prend des médicaments qui calment les spasmes, et elle est continuellement alitée. Les visites sont pénibles.

« J'ai vu ma mère changer tout doucement. Dès le début de la maladie, le changement était évident. Elle nous quittait progressivement. Je ne comprenais pas pourquoi. Et les deuils s'accumulent jusqu'à la fin. Alors, on cherche un sens. On tente de s'accrocher à des croyances religieuses ou à d'autres convictions profondes, mais ce n'est pas facile. »

Cette recherche a ramené Linda à l'Université McGill, à Montréal, où elle termine une maîtrise en psychologie de l'éducation. Son mémoire de recherche porte sur la réflexion a posteriori de trois filles aidantes d'un parent atteint de la maladie d'Alzheimer et est motivé par le désir de répondre aux questions suivantes : « Pourquoi avais-je tant de difficulté à trouver des services et une aide ? Pourquoi cette maladie est-elle si mal comprise ? Pourquoi les autres ne peuvent-ils pas se rendre compte de sa gravité ? » Selon Linda, il s'agit d'une méconnaissance générale de ce qu'elle appelle « les dimensions de la démence ». La maladie d'Alzheimer est si envahissante et ses conséquences d'une telle portée qu'il est difficile, pour des gens de l'extérieur, et même pour les membres de la famille, de bien comprendre ce que les aidants leur disent, car c'est tellement étranger à leur expérience personnelle.

En prenant soin d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, Linda Furlini Mulé a pris conscience du sens profond de la vie et de l'importance de vivre au quotidien. Elle a appris à s'occuper de ses besoins : quitter la ville pour s'établir en banlieue, prendre des vacances avec son mari et son adolescent, et fréquenter des amis. Elle aide maintenant à son tour la Société Alzheimer qui lui a assuré un soutien pendant toutes ces années où elle s'occupait de ses parents. « De toutes les personnes à qui j'écrivais pour parler de la situation, elles ont été les seules à m'écouter. Et elles ne me disaient pas : ça ne peut pas être la maladie d'Alzheimer ».

Aujourd'hui, Linda est présidente de la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer et membre du conseil d'administration de la Société Alzheimer du Canada. Elle a animé des ateliers sur la maladie et sur les soins à prodiguer aux malades. Elle a organisé des groupes d'entraide pour les personnes qui sont aux premiers stades de la maladie et pour les aidants, services dont elle aurait souhaité l'existence à l'époque où elle s'occupait de ses parents.

Même si Linda a consacré la majeure partie de sa vie de jeune adulte à prendre soin de ses parents, elle est plus que jamais déterminée à travailler pour améliorer la situation d'autres personnes aux prises avec le même problème. Son travail d'aidante, de chercheuse, de bénévole, ainsi que ses aspirations professionnelles confirment bien son désir de démystifier la maladie d'Alzheimer et de sensibiliser la population. Elle encourage d'autres aidants à faire de même. En outre, elle demande aux familles, aux amis et aux professionnels de la santé d'être à l'écoute des aidants et de ne pas « nier ce qu'ils vivent réellement ».

Retour au début

 
L'aide d'aujourd'hui. L'espoir de demain.

Société Alzheimer | La maladie d'Alzheimer
J'ai la maladie d'Alzheimer | Soins Alzheimer | Sécu-Retour
Traitement | Recherches scientifiques
Un cerveau en santé | Forums
Espace créatif |
Comment vous pouvez aider
Nouvelles et événements | Ressources | Médias
Carte du site
| Recherche | Page d'accueil
English | Nos bureaux | Envoyer un courriel

 
Articles : Intro | Stress chez les aidants : Dix signes précurseurs
Moi tendu ? Pas vraiment ! | Chercher à comprendre | S'adapter
La maladie d'Alzheimer, une épée de Damoclès...
Faire face aux sujets délicats | L'histoire de la famille Mitchell
 

© Société Alzheimer du Canada 1997-2010. Tous droits réservés.
Important - Avis et dénégation de responsabilité
Pour tout commentaire, suggestion et information additionnelle, communiquez avec webmaster@alzheimer.ca.